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Sujet
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Le cœur, nous y déversons tout, coûte que coûte
Bris de glace génésique, une fois de trop rompue
Angles blessants et figures semant le doute
En une procession de sibylles incongrues.Piège de tain qui nous a comme d’autres glacés
Par faits divers, par trop d’hivers mal supportés
A nous en geler l’amour jusques dans l’âme…
-Mais avons-nous lu Baudelaire, madame ?
D’abord frais vallons, les pétales du printemps
Finissent presque toujours en sombres pots pourris.
C’est là, odorants débris de nos incompris
Et l’image pulvérale d’une belle trahison !Le cœur, humide permanence de la douleur
La veille, promesse d’abeille et ruche du bonheur
Le lendemain, visite épique des frelons
Et reine misant son cœur sur le faux faux bourdon.Au p’tit jeu faussement bête de qui-gagne-est-perdant
La passion part en vrille plus vite que le cri
De l’impossible raison qui la réclame…
-Mais avons-nous bien lu Stendhal, madame ?
Décidément Descartes aussi ne me vaut rien
Quand même le bel atout du sang de mes gamins
Prisonnier dans le profond maquis d’un prisme
Sans concession, en rouge et noir, s’est fait schisme.Le cœur, toujours retors, lorsqu’il se fait morale
Et que peut la mâle raison, surtout orientale
Quand se veut absurde, l’éternel féminin ?
J’aurai aussi tenté Kafka, mais c’est en vain…C’est dans l’orgueil d’un fourreau qui se veut lame
Et qui s’imagine d’airain en son bel antre
Que moi, je situe le mou freudien du ventre…
Mais avons-nous lu de Beauvoir, madame ?
Et qui pour cause d’insolite ménopause
Prend la pose et finit par se prendre pour Dieu
Alors qu’il ne délivre plus que les miasmes
Du jeune souvenir d’un tout poisseux orgasme.
A.AllounPri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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