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Sujet
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Une douce et frêle mélancolie,
Se faufila, si calme, dans mon lit,
Les étoiles tombent sur ma tête, reflètent,
Le vide ici bas, mon cœur, l’inerte,
Les lumières s’assombrissent et se cachent,
Les ombres, s’effacent, les rêves si lâches !
Perturbent mes nuits, fantômes, d’en haut,
Un courant d’air, s’essouffle sur ma peau,
Ma peur caresse mes frissons, illusion,
D’être cloîtrée derrière les barreaux d’une prison,
Que nos âmes, s’envolent, moi petite femme,
Solitude, je suis, mais restera seule l’âme,
Qu’est-il arrivé à mes frères et sœurs,
Par habitude, j’aurais pu avoir peur,
L’éveil m’a tué, ailleurs, je respire,
Malheureusement, je sais, aurait-on pu dire,
La réalité a emporté mes sincères poisons,
J’ai aimé, détesté, les deux pour passion,
Qu’est-il arrivé à mes frères et sœurs,
Ma prière, d’hier, les a condamner à l’horreur,
Sont emprisonnés, enfouis dans les murs,
Mes proches éloignés, mes ennemis futurs,
Je ne voulais pas en arriver là, mes regrets,
Depuis quand on écoute mes vieux secrets,
Querelles, injures, que l’on me frappe,
Encore et encore, que si l’on m’attrape,
J’aurais pu y rester, coupable, à leur place,
Blasphèmes, mes pensées furent pourtant fugaces,
Eternel, ramenez moi mes vies, intactes,
Et punissez moi, si fort, pour cet acte !
Dévoreurs, dévoreuses de ma nuit,
L’effroi qui émana de mes ennuis,
Qu’est-il arrivé à mes frères et sœurs,
Les yeux fermés, si et seulement si je meurs,
Ma mère, si fragile, dans l’incompréhension,
Où sont les cris, ses larmes, mon adoption,
Je vous supplie, à genoux, sous mes pleurs,
Que votre venue bénisse ma faveur,
Rendez les moi, ceux là m’appartiennent !
Depuis quand vous m’écoutez, perte soudaine !
Laissez moi, leurs cœurs, leur courage,
Que vois-je, des anges en colère, qui nagent !
La chambre s’est remplie d’une tristesse,
Leurs ailes semblent déchues, maladresse,
Je ne voulais pas oublier mes promesses,
Ne plus jurer, un soir, si je me confesse,
Que si vous seul pouvez alors me comprendre,
Dès demain, de renaître alors, je pourrez entreprendre,
Si froide, ma main semble vous touchez,
Prenez là, prenez tout, je viendrais les sauvez !
Obscure, chambre de mes cauchemars,
Je m’y suis souvent enfermée pour y voir,
Un peu plus clair, pour pouvoir me défendre,
J’ai pleuré, hurlé, je n’ai pas su m’y prendre,
Que voulez vous, regardez vos anges,
Sont morts, sont partis, que voulez-vous en échange ?
Prenez ma vie, mon âme et mon sang,
Que demain tout redevienne comme avant !
Etoiles qui tombent et qui, trop faibles, s’écrasent,
Ce n’est là bien sûr qu’une première phase,
Vous avez appelé, pour me coucher, le ciel,
Qu’il vienne m’embrasser, de son gris éternel !
Oh non je ne vous en veux pas pour autant,
Je fus sage, souriante, il fût un temps,
J’ai perdu mon cœur, sous des fleurs piétinées,
Vous pouvez m’en vouloir, m’étant abandonnée,
Aux poussières étouffantes de ce paillasson,
J’ai marché pieds nus, je quittais mes chaussons,
Je ne supportais plus la vie, son naturel,
Combien de fois, je vous ai appelé, paternel,
Aux impressions malsaines, que je me suis faîtes,
A toutes ces pensées qui rôdaient dans ma tête,
J’ai perdu le mien, le temps d’une guerre,
Il y a longtemps, souvenirs meurtris de naguère,
Une douce et frêle mélancolie,
Voilà, cette nuit, qui nous a réuni,
J’ai perdu les miens, en voulant aux autres,
Je sais pourtant que ce n’est pas de leur faute,
Pardonnez mes pêchers, mes sales blessures,
Je ne voulais pas vous déranger, d’un ciel bleu azur,
A l’heure où mes frères et sœurs, ma mère et moi,
S’endorment sagement, je quitte l’émoi,
J’oublierais votre venue, votre salut bienveillant,
J’oublierais votre salut, bien qu’il fût plaisant,
Pardonnez moi si je me suis emportée,
Mais vous étiez le seul qui pouvait m’écouter,
J’oublierais votre venue, vos anges se réveillent,
Il est temps pour moi, de rejoindre mon sommeil,
En vous remerciant, de ma nuit, somnambule,
Je me condamne, bien volontiers, à aimer votre bulle,
Même si je perds, parfois les traces de mes repaires,
J’ai trouvé en vous, cette nuit, la voix de mon père…Ecrire c'est dessiner ses plus belles pens?es ? l'encre ?ternel...Textes prot?g?s par Copyright
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