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Sujet
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Comment croire que tout est simple ,
Que les mots viennent comme des vagues
Se jeter en nombre sur mes pages ,
Voilà la vanité de celui qui se croit humble.Les saisons passent sur ma vie comme un frisson,
Faut il se plaire à convoiter le plaisir des bêtes,
Simplement vivre le temps présent sans être inquiet,
Voir dans cet étrange abandon une libération.Quand les moutons se jettent dans les abimes
Poursuivis par les loups aux crocs mordant ,
Devrais je voir dans ce spectacle désolant
Un avenir qui se dessine sur mes déprimes.Je suis dans ce monde perdu comme un enfant :
J’envie les oiseaux de passage qui volent de continent
En continent, effleurant de leurs ailes les Océans,
Jetant un regard étranger sur les villes réduites à néant.Devrais je me réduire à devenir un arbre dans une forêt ,
Immobile, à jamais perdu dans un rêve profond,
Endormi depuis des siècles sans la crainte du bucheron,
Avec grimpant sur mes branches des écureuils grassouillets.Dois je me complaire dans cette folle déraison,
Me draper du costume d’une nature étrangère ,
Je suis un homme , vivant dans cette époque guerrière,
Comment trouver dans ce vacarme une libération.Faut il croire à toutes ces religions ,
Je regrette les Dieux anciens qui étaient plus courtois
Qui jamais n’hésitaient à baiser de jolis minois,
Aujourd’hui combien en leurs noms d’abominations.Je retrouve le calme en regardant la mer,
En écoutant le ressac des vagues,
En m’abreuvant de l’écume amer ,
Chacun a droit à sa Madrague.En regardant le lointain horizon, à contempler le soleil se coucher,
A m’émerveiller des nuages sanglants sur le bleu de nuit de l’Océan,
A patauger encore une fois dans cette eau maternelle épousée,
Je sens dans mon âme la libération obsédante.Je me pare des ailes du Goéland, je vole au dessus des corniches,
Les falaises de granit secouées par les tempêtes je les rêve ,
Au moindre coup de vents je m’élève plus haut que leurs glaives ,
Entouré par le silence , les étoiles , je me défausse des artifices.Voilà comme le disait Chéreau un homme nu face à vous ,
Les ailes se sont estompées dans ma nouvelle béatitude,
Il ne reste plus qu’un chemin pour échapper à ma lassitude ,
Une route éclairée par des feux d’argents vers ce rendez vous.Vous êtes à m’attendre comme la Nuit attend le Jour ,
Dans nos baisers , dans nos caresses, nous nous élevons
Comme des anges vers cette fabuleuse libération
Qui éteint la peur , l’angoisse : l’ Amour.
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