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Poème partagé par touareg – création poétique en ligne
L’été avait cédé sous l’assaut des bourrasques
Et je restais songeuse aux portes du printemps
Les cheveux dans le vent, sur le visage un masque,
Penchée sur les années aux aiguilles du temps
Je regardais les champs récemment labourés,Ils portaient en stigmates de longs sillons foncés
Qui éventraient la terre en lignes similaires,
Fermant alors les yeux pour regarder mon cœur
Je vis tout son tourment, les traces sur ses chairs
De longs sillons dorés d’où perlait ma douleur,C’est ainsi qu’un à un les souvenirs surgirent,
Sentant trembler mon corps et mon âme rougir
Je savais à présent qu’en baissant les paupières
Il était inutile de faire une prière
Pour effacer ces traces et repousser l’hiver,J’ai beau fermer les yeux elles restent là, profondes
Lignes d’amour qui se faufilent jusqu’à mes cils,
Elles courent et se perdent dans ce désert stérile
Cherchant l’âme perdue dans ces terres infécondes
Où seule ne pousse que l’attente, inutile.Martine Alliot Miranda
18/01/2015[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=388063Lignesdamour.jpg]
[/url]🪶 Signature de la plumeTout le monde est un g?nie. Mais si on juge un poisson sur sa capacit? ? grimper ? un arbre, il passera sa vie ? croire qu?il est stupide.
Albert Einstein
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