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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Depuis un mois Elisabeth Première de Russie
Reçoit dans son salon la jeune Lia de Beaumont,
Une jeune française escient dans l’art de la Diplomatie,
Lectrice audacieuse à l’exquise érudition.Dans sa valise diplomatique les derniers écrits de Paris ,
Les romans de Voltaire, les pièces de Marivaux ,
Les amours de Manon Lescaut de l’abbé Prévost ,
Quelques recueils de charmantes poésies.Comme Elisabeth adore l’entendre parler Français,
Elle ne roule pas les r comme ses idiots de sa cour ,
Pendant des heures elle regarde ses lèvres avec amour,
son cou si fin descendant vers ses petits seins frais.Une étrange tendresse l’émeut devant les bras graciles,
Elle admire telle une rêveuse les mains de la jeune Lia ,
Se prête à s’émouvoir des jeunes doigts tournant les écrits ,
Une tendre passion sème des fleurs dans son âme.Lors d’une lecture d « on ne badine pas avec l’amour »
La tirade de Perdican fait naitre dans son cœur une folie ,
Elle s’approche de Lia , à l’oreille lui chuchote des ma jolie ,
Pose ses mains sur ses jambes, remonte vers ses atours.Une étrange sensations quand sa main monte vers Vénus ,
La jeune Lia n’est autre qu’un étrange Apollon ,
Un adorable travesti depuis un mois joue les caméléons ,
Une aventure qui devient bien saugrenue.– » Mais qui es tu , dis moi tout si tu ne veux pas finir en prison ? »
– » Pardonnez moi Majesté , Charles , Chevalier d’Eon
Est je vous l’avoue mon nom ,
Je vous en prie, je n’aime que les garçons… »En effet l’impératrice hurle dans le salon :
– » Mais votre bout reste mou
Sortez ou je vous le fais couper ,
Misérable qui ne se dresse pas debout
Alors qu’il est fini le temps de se courber ! »
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