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Sujet
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J’ai rêvé l’Impossible. Une grâce éternelle.
Mon âme indifférente à ces chastes jours bleus,
Tu te meurs d’idéals, sous l’infini des cieux,
Sous l’azur des ailleurs irritant ta prunelle.Si tout rêve a son soir, tout horizon chancelle.
Le destin reprend l’or qu’il prêtait à mes feux ;
Et toi, Temps, seul courroux aux songes radieux,
Tu viens détruire un ciel à l’âme jouvencelle !Je dépose en mon flanc les plus vastes tombeaux
Dans l’exil de la nuit, dans l’exil de la vie,
Tout est gouffre souvent à l’aile inassouvie.Mais vrai, j’ai trop pleuré tant d’inertes flambeaux
Qu’il manque un univers à moi, sombre chimère ;
L’océan tient l’abysse, et la lune est amère.
Julien Lou de Baère
Tous droits réservés, 2026.« J’aime celui qui rêve l’impossible. »
— Goethe

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