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Sujet
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Toi qui n’as pas connu les malheurs,
Tu ne peux comprendre ma peur,
Toi qui n’as pas connu les supplices de la mort,
Tu ne peux comprendre mes remords,
De ne pouvoir déployer tous mes efforts,
Pour condamner et donner tort
A ceux qui m’ont fait connaître l’angoisse,
Les nuits blanches et l’insomnie qui froisse.Toi qui n’as pas connu la solitude,
Tu ne peux comprendre mon attitude,
Toi qui n’as pas connu la misère,
La pauvreté, l’exil loin de ta terre
Tu ne peux comprendre mes prières,
Et mes pleurs loin de mes êtres chers.Tu ne peux comprendre ma haine,
Envers ceux qui donnent tant de peine
Toi qui n’as pas connu l’amour,
Les rêves éveillés en plein jour,
Les chagrins, la passion, la joie,
Le bonheur quand on est blotti dans les bras
De l’être qu’on aime avec toute notre ferveur,
Et tu apprends le lendemain qu’il est loin de ton coeur.Tu ne peux comprendre ma douleur morale,
Les longues nuits où l’oeil reste ouvert dans la solitude infernale,
Fixant les murs, et cherchant dans le noir,
Le corps de l’être aimé qui ne rentrera pas le soir.Tu ne peux pas comprendre mes rêves et mes ambitions,
Non tu ne peux pas comprendre, et je te comprends,
Mais ne me force pas à subir, et reste témoin,
Car l’histoire fera son petit chemin, et effacera mon chagrin.Amina
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