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Sujet
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Je me cogne à la vie, au monde, au temps qui foule
Le cortège infini des aveugles passants ;
Et déjà de guingois mes rêves frémissants
Sur les âges en deuil, piteux, errent en foule.Ce qui reste n’est rien devant ce qui s’écroule.
A peine ai-je connu trois mots rafraîchissants,
A peine ai-je cru miens la chair et les accents
D’un foyer devenu rabougri sous la houle.Non ! Non ! Peut-être est-il quelque pays fameux
Sans prêcheur ni soldat, sans félon ni gommeux ;
Un îlot de jouvence, un éden, un Olympe.Peut-être est-il là-bas cent monts parés de fleurs
Vers lesquels chaque esprit fabuleusement grimpe
Jusqu’à mordre le ciel et toutes ses couleurs.
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