Oasis des Artistes. Le plus beau site de poésie

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

l’ire d’un vieux moche

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoLaesilia, le 16-12-2015 16:34.
  • Créateur
    Sujet
  • #2643606
    Mascotte d’Oasis
    Mascotte d’Oasis
    Avatar photoZAGHBENIFE
    Membre Oasis
      • Sujet: 5163
      • Réponses: 60762

      Poème partagé par ZAGHBENIFE – création poétique en ligne

      Une fleur de jasmin à sa boutonnière
      une tige de menthe à son oreille
      il revoit ce qu’était pour lui hier
      lorsqu’il faisait des folies et des merveilles
      combien a-t-il subi de revers
      maintenant pour lui tout est pareil
      sa main caresse les perles de son rosaire
      lorsque agencé dans son fauteuil
      il ne sait plus dire sa prière
      sauf une larme au coin de l’œil
      son cœur bouillonne de colère
      contre Satan et ses pareils
      son ire déferle contre ce monde et sa misère
      en aparté contre ceux qui placent les écueils
      et qui poussent les pauvres à chevaucher la mer
      fuyant devant la folie et son orgueil
      partant à la recherche de nouvelles terres
      terres de bonté, terres d’accueil
      chacun d’eux sur son dos sa chimère
      et une larme enveloppée dans une feuille
      et là-bas au loin, accueillis par des barrières
      ils attendent une main charitable ; qui sommeille
      leurs pays embrasés par des guerres
      sont désolés par les serviteurs de l’oseille

      en son cœur s’est levé un vent de sable
      et un nuage de poussière a enveloppé sa raison
      quand il voit s’agiter, et agir tous les diables
      et esquisser leurs solfèges et partitions
      il se dit à lui-même, rien n’est durable
      chacun se doit de vivre sa condition

      il ouvre sa bouche comme pour se remonter
      et il se dit se riant de sa santé
      on a perdu ce qui était planté
      et on ne peut supporter l’inventé
      lorsque la culture est orientée
      les mains sont sales, même gantées

      il ne lui reste que des soupirs
      aucun écho à son ire
      tourner en rond, venir, partir,
      telle est la vie et son délire
      il se lance toujours un dire
      une dernière fois, un jour dormir
      fixer la mort et l’accueillir

    Vous lisez 0 fil de discussion
    Vous lisez 0 fil de discussion
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.