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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Je me souviens encore de cette belle, chaude et douce journée de fin d’été
Où les arbres habillés de vert émeraude côtoyaient les rires des enfants
La lune, le soir venu, blanchâtre nous emmenait sur sa mer de la sérénité
Et alors que la chanson du vent faisait danser les rideaux sur un tempo lent
Dans mes rêves je croisais le fer sur les écumes de la nuit contre le capitaine Crochet
J’étais alors Peter Pan et avec les étoiles sur des vagues bleues, je faisais des ricochets
Et du haut de mes cinq ans je découvrais l’éclat de la rose ……Et puis comme le diamant s’essoufflant sur la fin de sa chanson, l’été s’est tu, les jours étaient devenus plus courts, plus frais, dorénavant c’était une autre ballade, la ballade de l’automne
Les forêts jadis d’une fulgurance clarté avaient pris des tenues plus rouge, plus ocre mais surtout bien plus monotone
Et alors que quelques petites semaines à peine seront passées le temps, ce traitre impitoyable et invincible aura étranglé de ses mains puissantes les derniers chants des rossignols
La lune, cette lune autrefois si flamboyante et rieuse était maintenant maquillée par certaines nuits de petits nuages, on aurait dit parfois, parfois seulement les larmes d’Éole.
J’étais alors Pierrot et dans mes rêves, là-haut assis sur le croissant j’écrivais des chansons
Et filantes, blanche et douces étaient les notes des souvenirs d’été, des mélodies des pinsons
Et du haut de mes dix ans tu t’étais fanée petite rose ……….Et ce fut le silence maculé et blanc, silencieux aussi, et ce qui fut par le passé une belle chanson d’été puis une douce ballade automnale devint un blues noir et bien triste
Les forêts autrefois accueillantes s’étaient maintenant transformées en ténébreuses et spectrales mélancolies et les arbres squelettiques en étaient les ombres et les artistesEt ce fut le silence blanc, froid, silencieux. Ce silencieux, traitre, maitre et roi qui allait devenir mon compagnon pendant des jours et des nuits, cette même nappe glaciale qui clôturait la nature de mon être, et la nature de renaitre.
Ma lune, la lune était maintenant devenue un diamant inexpressif, certes toujours taillé de mille facettes mais son reflet était désormais lapidaire. Elle si belle autrefois, aujourd’hui toujours outrageusement maquillée, tel était son mal être.
Peter avait rejoints des terres obscures où les enfants ne jouent plus aux pirates, où viser le paradis à la marelle n’est pas une métaphore mais une terrible réalité.
Le paradis était un étroit placard et seul Crochet en détenait la clef.Pierrot quant à lui ne rêvait plus, n’écrivait plus, ne vibrait plus, il respirait péniblement et ce avec peine
L’oiseau qui virevoltait dans son cœur s’était envolé à jamais, ces yeux s’étaient fermés avec ceux de sa reine
Et du haut de mes quarante ans dans mon cœur morose, j’aspirais à retrouver le doux parfum de la rose …….Ce parfum, cette enivrante fragrance de mille coloris que je croyais à jamais évaporé
Ce paradis perdu où un fugace halo de soleil perce les brumes du petit matin apeuré
Ce rayon de soleil c’est toi mon amourCette chaleur qui a fait fondre les neiges les plus froides au cœur de mes noires forêts et à réchauffé mon cœur si dur
Cette douceur qui a libéré de mon âme cet oiseau mutilé qui depuis chante sous un été de bonheur qui perdure
Ce doux chant c’est toi mon amourCette rose que je croyais prisonnière de noirs cachots, cette poésie que je voyais inaccessible
Cette fleur si belle et si fragile, cette tendre et douce prose qui a pris mon cœur pour cible
Ce poème c’est toi mon amourCe parfum, ce paradis, ce rayon de soleil
Cette chaleur, cette douceur, ce chant
Cette rose, cette fleur, ce poème
C’est toi mon amourEt même si parfois la nuit quelques nuages cachent un peu la lune
Même si quelques larmes la rendent un peu triste et aussi taciturne
Même si Éole déverse quelques étoiles sur sa mer et blanches dunes
Ce n’est pas très grave car pour moi mon astre, c’est toi ma belle brunePour mon amour , ma douce rose ,
ton yo qui t’aime fort fort fort
🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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