-
Sujet
-
Depuis tes beaux sonnets, la Loire est angevine
Et déborde parfois sur mon âme chagrine,
Quand le vent de la mer couvre mon pauvre cœur
De nuages bien noirs, ô funeste couleur !J’ai beaucoup de regrets car ma langue orpheline,
N’a plus après ta mort, l’éclat d’aigue-marine
Qui brille mille feux comme Mai sur la fleur,
Pour éclairer mes nuits d’une étrange lueur !Mon maître en poésie est là-bas qui chemine
Dans ce pays lointain ou la Lune opaline,
Voile le firmament d’une douce pâleur,
Comme pour mieux guider cet éternel rêveur !Mais le phare est éteint en haut de la colline.
Il n’éclairera plus, de beauté purpurine,
Les rives au couchant de ce fleuve enchanteur
Qui berça mon enfance entre gris et douceur…Alors je reste seul à faire triste mine,
Avec mes vers boiteux et ma rime anodine.
Je suis comme le blé que plante le semeur
Et dont les épis blonds attendent le faucheur !
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.