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Poème partagé par poetal – création poétique en ligne
Elle entre comme elle découvrait une adresse cachée
Dans un droit de « citée »
Un bonheur d’avant l’orage
Une cécité, un blanc qui suspend une place assignée
Bien qu’elle sente la pesanteur insistante de quelquechose
Puis tout vacille : un battement de s’il -le poème
Dans une veille pour ne plus être surveillée
Une réalité s’embellit sous l’effet d’une pénombre
Sur un tout autre modèle que l’occidental
Cela lui fait penser à occir avec les dents
Dans cet intérieur noyé de nuit elle est portée par la lumière
Qui se rappelle toujours à son bon souvenir
Comment oublier une page quand on écrit ?
Quand elle se garde pour elle
Elle se traduit immédiatement en intimité
Mais quand elle ouvre une fenêtre
Tout l’intérieur va se mêler à l’environnement
Se poser , s’imposer , aller plus loin , se volatiliser ?
Comme les nuages qui se reflètent dans la mer
Le ciel va t-il changer de tenue ?
Elle va admirer tous les éléments
S’emporter dans un absolu
De tout ce qui encombre ,abîme , condamne
Elle n’est plus la même personne suivant le langage
Dans des mots étrangers elle perd tout ce porte la trace
de son identité
Elle se met à découvrir ce qu’on connait depuis si longtemps
Même dans le temps ,elle est prisonnière d’une condition précaire
Vivre à court terme
Une langue étrangère est le résultat direct de ce qu’on vient d’entendre
Un regard étranger , le résultat direct de ce qu’on vient de voir
La sensation étrangère , le résultait direct de ce qu’on vient de toucher
La saveur étrangère , le résultat direct de ce qu’on vient de goûter
Rien ne finit dans la vie non plus
Maison close : toujours fermée ?[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
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