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Sujet
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Milliers de gens que l’on égare,
Dans les dédales de nos mémoires,
De gens qui dorment au fond de gares,
Où trop souvent finit l’histoire.Le temps qui court sous nos pieds
Et tout au fond de ces regards,
Que nos coeurs croisent en plein janvier,
On lit souvent : « il est trop tard. ».Au fond des oreilles un bruit sourd,
Soudain les pas se font plus lourds;
Mais passé le coin de la rue,
C’est déjà fini, on n’y pense plus.Milliers de gens que l’on enferme,
Dans les ghettos de nos raisons,
Et qui s’envoient sous l’épiderme,
Quelques minutes d’illusion.De gens souvent bien trop fragiles
Pour renier leurs rêves d’enfant,
Et prendre place dans le rapide
Qui mène toujours plus avant.Au fond des wagons de l’express,
Des corps qu’on recouvre d’une veste,
Le regard de ceux qu’on délaisse,
Ne dérange pas les machinistes.Milliers de gens que l’on enterre,
Sous les décombres délétères,
De poignées d’heures que l’on oublie
Dans notre course pour la vie.Je parle au nom des peuples Kurde,
Vietnamien ou Palestinien,
Et je dis non aux guerres absurdes,
Au génocide amazonien.Au fond des prisons à Phnom Penh,
On meurt en salle de torture,
Mais pas une mort qui ne gène,
Les précieux convois d’hydrocarbures.Si notre monde meurt un jour,
C’est bouffé par l’indifférence,
Par notre vie de tous les jours,
Où l’on cultive la prudence.Où la misère télévisée
Apprends à remercier la chance,
et quelques dons de fin d’année,
Suffisent à laver les consciences.Tout au fond du coeur, un espoir,
Celui de voir enfin ce soir,
Se lever des millions de mains,
Qui promettent au monde un lendemain.Les chansons, c'est ici :
http://www.myspace.com/jeanpaulbarastier
Et les po?mes : http://jpbarastier.over-blog.com
A m?diter : ?L'intelligence, c'est le seul outil qui permet ? l'homme de mesurer l'?tendue de son malheur.? Pierre Deproges.
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