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Mon Idéal.

  • Ce sujet contient 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoclaude, le 06-10-2009 21:46.
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    Plume de platine
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    Avatar photoclaude
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      « Tes appâts façonnés aux bouches des Titans »
      « L’ Idéal » de Baudelaire.

      A mon Amie
      Qui ne sait pas se donner
      Mais qui pourtant sait s’offrir !

      Avec ce regard plissé
      Qu’il a toujours tant aimé
      Elle vient enfin d’arriver
      Et vers lui s’est retournée.

      Sa voix jamais entendue, chaque nuit
      Il l’invente comme perdu, s’en nourrit
      Déjà il sait qu’il va la reconnaître
      Puis qu’il va la voir et qu’il va renaître.

      Pour un instant encore, elle veut qu’il la regarde.
      Elle apprend son regard et ne se veut bavarde.
      Il connaît ses manières, elle voit sa vie en somme.
      Elle ferme ses paupières attendant qu’il la nomme.

      C’est son prénom qu’il lui murmure
      Ce premier mot qu’il lui susurre.
      Elle sait que c’est son nom à elle,
      Musique d’une voix si belle.

      Sans rien lui demander, elle énonce son prénom
      Car ils savent qu’il attend ce tout premier don.
      Les voilà maintenant face à face dans l’attente
      L’un de l’autre d’une fébrilité patiente.

      Lui : Nous avons franchi la nuit en songe.
      Elle : Saurons-nous nous garder du mensonge ?
      Lui : Pour aimer, une voix doit-elle mentir ?
      Elle : Je suis habité par ce repentir.
      Je crains d’aller au-delà de l’admis.
      Je veille à ce qu’il n’en soit pas ainsi.

      Près de sa main gauche à elle, il a posé sa main
      Mais sans l’effleurer pour que jusqu’à demain
      Ils conservent en mémoire ce doux rapprochement
      Des « mains négatives » marquant l’empreinte du temps.

      Elle : Nous n’irons pas plus loin, n’est-ce pas ?
      Lui : Nous connaissons les limites de notre émoi.
      Elle : C’est vrai que déjà mon cœur bat.
      Lui :C’est qu’il y a tant de mois que je vis en toi !
      Elle : Et si nous décidions d’aller au-delà ?
      Lui : Alors à jamais nous perdrions cet amour-là.

      Elle éteint son sourire et ses yeux s’embrument.
      Il voit ce nuage qui se pose, cette larme qui s’allume.
      Ils connaissent la fragilité de ces corps approchés
      Leur désir l’un de l’autre par tant de mots rêvés !

      Lui : Nous sommes condamner à toujours nous aimer.
      Elle : Aurons-nous la force de ne pas nous enlacer ?
      Lui : Nos faiblesses rendent cela nécessaire.
      Elle : Pourquoi toujours se sentir si précaire ?

      Puisqu’ils savent ce qu’ils ne veulent pas
      Elle pose sa main doucement sur son bras
      Car ils ne risquent plus rien maintenant
      Ils s’aiment trop pour chuter plus avant.

      Ils n’ont plus de la vie rien qui nécessite l’approche.
      Alors ainsi ils vont repartir chacun vers leurs proches
      Sachant qu’à tout jamais en eux ce désir est rivé
      Et chaque nuit ils sauront à nouveau le susciter.

      Son visage est plus nu qu’un ciel délavé par la pluie.
      Il sait qu’elle va repartir à jamais, vers ce toujours,
      Qu’ils ne se verront plus, que déjà ils s’ennuient,
      Qu’il n’est plus d’avenir jusqu’à la fin des jours.

      Elle est debout devant lui désarmante, alarmante.
      Leurs yeux se sont noyés dans des larmes répandues
      Elle ne veut pas partir, elle fuit comme une amante
      Il veut la retenir mais ses mains restent tendues.

      Elle s’est tant éloignée, il sait qu’elle va se retourner
      Alors elle s’arrête, le regarde et puis elle pleure !
      Ils sont inconsolables, leurs univers se meurent !
      Il vient de perdre son amour mais elle est son Amie pour l’éternité….

      Sa silhouette s’estompe et crie
      Que jamais plus et dans aucune nuit,
      Il n’y aura cette ferveur que pour lui
      Elle ressentait jusques à la folie !

      La catastrophe du monde s’est arrêté ici.

      Lui : Comment, mais comment vit-on après ceci ?

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      • #2769740
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        Avatar photoclaude
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          PHIL : ton cas est-il désespéré ? Tu es le seul homme à me donner ton commentaire.Qu’en déduis-tu? Je te laisse réfléchir à ce problème ardu pendant je te remercie.
          Et à toutes et toi PHIL, je voudrais dire ceci:
          j’ai bien aimé ces deux personnes qui me dictaient les dialogues que vous avez lus; je ne suis que le copiste.Au moment de leur séparation,j’étais vraiment triste de les voir ainsi démunis l’un de l’autre; je voulais les retenir un peu encore mais quand ils ont pleuré, que pouvais-je faire sinon larmoyer avec eux vraiment.
          Suis-je bien normal?
          Puisque nous sommes entre nous, je voudrais vous dire qu’ELLE m’ a recontacté depuis pour m’annoncer qu’ELLE et LUI pourrait se parler par téléphone afin de maintenir même d’une manière ténue le fil de leur liaison. Alors,je pense avoir l’autorisation de vous retranscrire la conversation téléphonique de ces deux innocents auxquels je suis bien attaché maintenant.Pas vous?

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