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Sujet
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A m’éloigner des mots, je me perds à moi-même
car je ne sais pas être sans le verbe et la rime,
Comme l’oiseau sans exil, absent des matins blêmes,
je frissonne d’ennui et l’irraison m’abîme !pourquoi donc me priver de cette poésie,
De son baume, de son flux, de son chant salutaire ?
D’amères lassitudes obstruant mon esprit,
je survis mal au froid d’un quotidien sans vers !J’ai besoin aujourd’hui du crayon délaissé,
De l’espace serein pour déposer mes armes
Et raviver la flamme de mon âme attristée,
Laissant ma muse dire le goût salé des larmes !Il me faut retrouver l’ancrage dans le port,
Ecarter la dérive qui m’emmenait bien loin
De la blancheur des pages, de la mine qui dort,
Effacer de mon coeur ce mal d’alexandrins !Voilà, amis poètes, ma plume se réveille,
S’excusant de l’absence, se voulant plus rebelle,
J’avais sans doute en moi la paresse en sommeil,
Le printemps me secoue, la poésie m’appelle !kimi-ann 😆
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