-
Sujet
-
Poème partagé par rivedusoleil – création poétique en ligne
Sais-tu que les serres de l’aube
Aiguillonnent mon univers tourmenté
Faisant jaillir de sa sonde
Des lumières par le mal violentéesJe ne sais pas plaire aux ordres
Des bourrasques malmenant l’esprit
Rêveur avec un cœur tendre
Je puise ma force dans la mélancolieDans l’hiver je fais des rondes
Mon âme aux vents mêlée
Je plane au dessus des tombes
Sépulcres des idéaux sacrésDans le ciel je plante des lavandes
Océan d’un bleu éclaté
De cette mer que mes yeux tondent
Je dessine par mon regard la méditerranéeJe prends la nuit sans étoiles pour des estampes
Cadavres des jours morts
Cimetière de soleils et de lampes
L’ébène se nourrit de mon sortEn les sources puritaines je m’y noie
Bois la liqueur miraculeuse saine
Qui coulant dans mes veines
Habille mon cœur d’un manteau de roiMarin sur l’océan sans rivages
J’erre poussé par les vents sans destinée
Ami il m’a transmis son langage
Pagine mon livre d’histoire de naufragéToi je te sens toujours à mon sillage
Me tendant des rames taillées
Dans le bois des années sages
Aux fibres d’une âme veloutéeÔ main dans le cœur des mirages
Tenant le spectre de la loyauté
Brisant les barreaux des cages
Tu enrobes d’éclairage mes penséesLointaine à l’horizon tu apparais
Dans la fin du jour que le noir grignote
Bout de lune échancrée
Cornes effilochant la nuit des doutesMoi sur le bord du lit je te tends
Mes mains que le noir rabote
Tu panses mes doigts saignant
Et la paume chargée de cloquesDans les fissures du cœur aux amertumes
Sillonnant les parois sclérosées
Tes paroles coulent d’un ciel de brume
Soignant les écorchures de mes plaiesBlanches soyeuses écumes
Larmes des nuits enivrées
Encre que les étoiles distillent
Pour ma plume dans les tranchéesSous les pelures des voies
Sillonnent une mer tarie
Tes mots sèment la foi
Aux idéaux sur les horizons fleurisDouce est aussi ta fidèle voix
Murmures jouant une mélodie
A la source de mon aurore je te vois
Peindre une lueur rouge éclairéeÔ muse sur la feuille je te tutoie
on peint les pages de vérités
Aux ténèbres de l’hiver on sursoit
Le temps d’un soleil de poésie sur l’encrier !🪶 Signature de la plumeAh ! si seulement avec une goutte de po?sie ou d'amour nous pouvions apaiser la haine du monde !
R?sidence sur la Terre (1935) Pablo Neruda
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

