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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Dialogue imaginé et donc imaginaire
– Candidao
* Noel-Opan– Je vous sens guilleret mon Seigneur de Gascogne !
– Auriez-vous, récemment, déguisé votre estoc
– Ou mis quelque babouche au lever sans vergogne
– Pour sauter tel l’isard en souliers antichoc ?* Mon Ami ! J’ai pour vous une grande nouvelle
* Qu’ici je vous apporte, avec mon dévouement :
* Même si quelque fois je parais sans cervelle
* Je vous fais ce présent avec emportement.– Plaît-il, mon bon Monsieur ! Mais qu’est donc ce colis
– Qu’ici vous me livrez en toute gentillesse ?
– Est-ce à dire un choux blanc ou bien un brocolis
– Ou encor du saint foin pour donner à l’ânesse ?* Cessons là de mener tous nos gens en bateau,
* Le toupet n’a plus cours qu’au commerce des puces.
* En ces lieux pour marchands, un bon coup de râteau
* Vous refait le dentier sans toucher aux capuces.– Mais que vois-je en vos mains ? C’est un ancien grimoire
– Que, jadis, le bon druide effeuillait en chantant.
– D’où tenez-vous ce livre étonnant par sa gloire ?
– Vous le dites si bien, en joyeux charlatan.* J’entends des écrits vains nous parler de vinasse
* A propos de nectars qui emplissent nos forts.
* Je sais que nos bons vins au bouquet si tenace
* Pour tous ces racontars ne sont point réconforts.– Venez en au doux don que vous daignez me faire
– Et qui doit, soit disant, combler mon vieil esprit.
– Serait-ce encor secret que de vouloir me plaire
– Par ce jeu de riposte envoyé par écrit.* Vous me l’avez bien dit : nous sommes troubadours,
* Heureux tout simplement de parler sans franchise.
* Ignorons l’obédience aux fort petits discours,
* Et montrons du respect en valeur bien acquise.
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