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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
NOYADE DOUTEUSE ( 6 ème partie ) – FIN
….
– Reprenons donc là où nous en sommes restés.
Vous avez réfléchi ?.. Ou.. vous niez encore ?…
Vous admettez les faits comme on les subodore,
Ou bien vous persistez : niés et… contestés ?…– Monsieur, je ne suis pas, la femme monstrueuse,
Que vous pouvez penser, d’après votre dossier.
Je ne veux plus user de mensonges grossiers,
Mais de là… voir en moi… une femme tueuse !…D’accord, j’étais partie vers lui, pour le revoir.
Peu avant le décès de mon pauvre mari,
J’avais noué un lien, vous m’en voyez marrie,
J’ai pris un an le deuil, c’était là, mon devoir.De plus, j’avais pensé, que si notre liaison,
Venait à s’éventer, juste au moment du drame,
Nous serions soupçonnés, au coeur d’un mélodrame,
Nous nous sommes cachés, ce, à juste raison.Je lui ai demandé, de partir au plus vite,
J’étais terrorisée, par la peur du scandale,
Pourtant notre liaison n’avait rien d’illégale,
Mais avec cette mort… Il fallait qu’on l’évite !…J’avoue qu’un court instant, je l’avais cru coupable,
Un jour il m’avait dit au sujet de son tour,
Pour tuer, il suffit que quelqu’un tout autour
Du bassin, bloque la trappe et c’est imparable.Quand mon mari est mort, ses mots sont revenus,
A mon esprit bien sûr !… Je me suis demandé,
S’il ne l’avait pas fait. Et j’avais donc mandé,
Une enquête poussée, qui fût non-avenue.– Pour l’instant, soyons clairs, notre investigation,
Concerne uniquement l’enquête canadienne,
Ne nous dispersons pas, il faut que l’on s’y tienne,
Parlez, je vous suis avec beaucoup d’attention.– Donc, je vous le redis, par crainte du scandale,
Jean s’est donc éloigné, nous étions bien d’accord.
Et par le biais d’ebay, opérer le raccord,
En gardant le secret sur cette union… fatale !J’ai donc pu découvrir, où il domiciliait.
Un billet pour l’avion, un plan, une voiture,
Je me suis présentée chez lui, dans la nature.
J’ai frappé, insisté, nul ne me répondait.Intriguée, j’ai poussé cette porte entrouverte,
Un silence total régnait dans la maison.
J’ai appelé en vain, frappé sur la cloison,
Je me suis avancée et fait sa découverte !Son corps inanimé, flottait dans le bassin !…
J’étais comme figée, c’était un cauchemar,
Je me suis cru tomber dans un vrai traquenard !…
Et si je me trouvais face à un assassin ?….Je suis donc ressortie, puis… reprenant courage,
Je me suis approchée de ce bassin maudit !…
La trappe n’était pas fermée je vous le dis,
Je n’ai pu le sortir, malgré toute ma rage.– Avez-vous touché le cadenas et les chaînes ?…
L’escabeau, des objets, partout dans la maison?..
– Bien sûr, j’étais au bord de perdre la raison,
Je n’ai rien emporté.. la vie me semblait vaine !..Je me suis donc enfuie, et dans une forêt,
Je me suis arrêtée, me demandant que faire ?..
J’étais anéantie, par cette sale affaire,
Qu’avais-je fais à Dieu, quel péché de concret ?..Je suis restée un jour, dans cette solitude,
C’est au deuxième soir que cet homme a frappé,
Alors là, c’était trop, je me suis échappée,
Roulant vers Montréal, fuyant ces turpitudes !…Le lendemain, sans plus, j’ai donc repris l’avion,
Je voulais m’éloigner au plus vite du drame,
C’était vraiment l’horreur, quelle qu’en soit la trame,
Je ne voulais savoir, ni faire une allusion !…– Madame, j’ai noté, votre déposition,
Je vous demande pour les besoins de l’enquête,
De ne vous éloigner. C’est un vrai casse-tête,
Nous l’éluciderons… J’ai…comme une intuition.Madame, je n’ai pas de quoi vous inculper,
Nous allons vérifier, votre version des faits.
Si vos propos sont vrais, cela sera parfait.
J’espère pour vous qu’on pourra vous disculper.Je vous informe donc : fin de la garde à vue.
Vous pouvez repartir, Nous poursuivons l’enquête.
– Monsieur je n’ai qu’un but : celui de reconquête
De mon honneur sali, suite à cette entrevue.…
Que pourra t-on prouver, il n’y a pas de preuves,
Ceux qui pouvaient parler, ne sont plus ici-bas,
De simples présomptions, et pas un seul faux-pas.
Cherchez !.. Cherchez ! Messieurs !..Je vous mets à l’épreuve !…Assisse dans son pouf, un verre à la main,
Elle boit lentement en savourant sa Suze,
Satisfaite d’avoir, berné… rien ne l’accuse,
Tout est bien aujourd’hui… il fera jour demain !…….. F I N
StJust ( Joël Gauthier) 15.10.2014
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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