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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
[font=Georgia][i][b]Ô vous qui m’écrivez de plume si légère
Dites-moi plus souvent Ô complice bergère
Que mon Pays vous plût quand vous vîntes un jour
Passer en ma maison un tout petit séjour.Nous sommes bons amis et sans qu’il y paraisse
Cet amical rapport s’entretient sans paresse.
Tous les gens qui suivent notre riche courrier
Se demandent toujours si le ton peut varier.Je ne puis me résoudre, à l’instar de vous-même,
A cesser cet échange en statut de poème.
Faut-il d’un tel penchant chercher à nous guérir
Tenter un autre abri qu’il faudrait conquérir ?Parfois je vogue seul et n’en fais qu’à ma tête
Pour trouver un ailleurs ayant meilleur entête.
Je patine en ce job et me juge pantois
Quand j’entends me parler un tout autre patois.Soyez bonne avec moi sans penser à vengeance
Sans porter du mépris à toute cette engeance.
A tout âge l’on peut agir comme un enfant
Qui paraît éveillé d’un aplomb si bluffant.Sachez, sans plus douter, que je vous remercie
De ne point signaler que j’ai mine endurcie,
Que ces ans cumulés sont pour moi des piliers
Et qu’ils font à ma peau de nombreux escaliers.Dites donc aux lecteurs qu’en l’absence de Muse
Je ne trouve aucun jeu qui sans peine m’amuse.
Vous savez tout cela, mais gardez pour secret
Que je suis versatile et parfois peu discret.[/b][/i][/font]
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