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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Ô rage, Ô désespoir, Ô écriture ennemie …
N’ai-je donc tant vécu que pour écrire ainsi ?
Et ne me suis-je noirci avec de nombreux encriers
Que pour ne jamais recevoir le moindre brin de laurier ?Ô mes voyelles, comme vous vous placez mal dans des mots qui sonnent
A côté de la plaque, malgré les tentatives d’amélioration de mes consonnes
Ô mes vers, pourquoi vous obstinez-vous à constamment versifier de travers
Mon esprit de dépit en est couvert et ceci me met bien les pensées à l’enversÔ mes mots, quand vous déciderez-vous à me faire de la qualité une démo
Votre médiocrité met mon moral à mal et entretient constamment mes maux
Resterais-je ce non-poète si maudit, raillé pour la pauvreté de mes mots dits
Ceci hélas sérieusement je le crains, preuves à l’appui assurément je le prédisÔ mes rimes, vous mériteriez que je vous supprime, me menant à la déprime
Pour moi écrire serait-ce tel un crime à ne garder que dans un journal intime
Ô ma prose, pourquoi te teintes-tu toujours en un triste noir et non en rose
Tu devrais pourtant pouvoir dépeindre de jolies choses, ceci je le supposeÔ mon encre, pourquoi donc dans la médiocrité tu persistes et tu t’ancres
Me faisant en ces lieux, de l’absence des valeurs de l’écriture, le chancre
Ô mes lignes, pourquoi faut-il que sans cesse à s’améliorer elle rechignent
Se montrant rebelles et malignes ne m’apportant que déception et guigneÔ ma plume, pourquoi est-ce que tu hésites, que tu tousses, tu t’enrhumes
Pourtant entre mes doigts du tabac ou de l’herbe à chat jamais je ne fume
Ô ma littérature, quand tu montreras-tu plus belle, plus érudite, plus mature
Pour que tu renonces à accumuler tes bavures, il faudrait que je te censureÔ mon écriture, combien de temps vas-tu me mettre la honte sur la figure
Accumulant fautes, défauts et ratures, tu devras un jour cesser je te le jure
Ô ma poésie, combien de fois cataloguée en tant que placebo ou pure hérésie
Sera-ce envers moi à longueur de vie que tu te comporteras telle une ennemieÔ mon humour, heureusement tu couvres mes nuits, enveloppes mes jours
D’un seul de tes traits tu effaces mes peines, me donne la joie sans détour
Tu combles à fond mon absence de talent, après lequel jamais je ne cours
Me permettant même de te dealer en petites doses pour autrui, alentoursCris Tolpac
N.D.A. : et à défaut de réécrire Le Cid…de mes possibilités, je resterai lu-cide
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