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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
L’automne,
Voilà que l’été a claqué violemment sa porte,
Tout penaud claquemuré chez lui,
Sous son air chaud, désormais il a fui,
Déjà l’ombre hivernale mais qu’importe,Car de l’automne, chaque heure je savoure,
Peu à peu, sur ce chemin parsemé de vie,
Je chantonne gaiement sous la pluie,
Entre coques, mousses et feuilles rougies d’amour.Le soleil hésite et tremble d’effroi,
Hardi que diable il n’est pas né celui,
Qui de froid te laissera transi,
Et noircira ton éclatante harmonie.Même l’arc-en-ciel salue encore la forêt,
Qui te présente ses meilleurs atours,
Profite donc, il fait encore jour,
Hume et respire cette suave sensualité.La nature pour toi et nous tous,
Déploie une dernière fois ses merveilles,
Nul doute qu’à tes pas, elle s’éveille,
Mais déjà, tu frissonnes et tu tousses.Enfile donc ce grand manteau blanc,
Resserre à ton cou cette écharpe gelée,
Fuis la biche, le hérisson et la laie,
Mes doux compagnons du moment.Entends donc cette eau claire qui coule,
Le doux son du mâle à dix cors,
Fuis pendant que j’écoute encore,
Les mille bruits de cette foule.J’en perds mes mots, ma cadence,
Peu importe au fond, car je vis,
Je respire à fond et suis éblouis,
Par toute cette magnificence.Je chante, je crie et je danse,
Je plains les dieux de l’été en déroute,
Si l’horreur de l’hiver est en route,
Je suis là comme en vacances.Lundi 05 septembre 2015, par un pluvieux après-midi automnal.
🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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