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Sujet
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Ol’ Man River est une chanson écrite par Oscar Hammerstein II, sur une musique de Jerome Kern, datant de 1927. Elle est le thème de la comédie musicale « Show Boat », qui parle de la triste histoire et de la lutte des travailleurs afro-américains, du point de vue d’un docker noir, en l’imageant par le flot sans fin du Mississippi.
Paroles originales: Oscar Hammerstein II
Musique: Jerome Kern (1927)Version chantée par Paul Robeson
Paroles originales
Here we all work ‘long the Mississippi
Here we all work, while the white boys play
Gettin’ no rest from the dawn till the sunset
Gettin’ no rest till the judgment dayYou don’t look up, you don’t look down
You don’t dare make the rich boss frown
Bend your knees and bow your head
And tote that barge until you’re deadLet me go away from the Mississippi
Let me go away from the rich man boss
Show me that stream called the River of Jordan
That’s the old stream that I long to crossOld Man River, Old Man River
He don’t say nothin’, he must know somethin’
Old Man River, he just keeps rollin’ alongYou know, you know he don’t plant taters
And we all know the man don’t plant no cotton
And then, then they plant ’em
Oh the Lord knows they are soon forgotten
But Old Man River, he just keeps rollin’ alongYou, you and me, you know sometimes
We have to we have to sweat, sweat and strain
Our bodies, our bodies are all achin’
And wracked with a whole lot of painTote that barge, lift that bale, you get a little drunk
And you land in jailI get weary and so sick of tryin’
I’m tired of livin’, and afraid of dyin’
But Old Man River, he just keeps rollin’ a
Old Man River, he just keeps rollin’ alongTraduction française
« Ici, nous travaillons tous le long du Mississippi,
Ici, nous travaillons tous tandis que les blancs s’amusent,
Tirant les bateaux de l’aube au coucher du soleil,
Sans connaître de repos jusqu’au jour du jugement dernier.
Ne regarde ni en haut ni en bas,
Tu ne peux prendre le risque de mécontenter le patron blanc,
Plie les genoux, courbe la tête,
Et tire cette corde jusqu’à la mort.
Laisse-moi partir loin du Mississippi,
Laisse-moi partir loin du patron blanc,
Montre-moi ce fleuve qu’on appelle le Jourdain,
Ce vieux fleuve que je languis de traverser.
Sacré bonhomme de fleuve, sacré bonhomme de fleuve,
Il doit bien savoir quelque chose,
Mais il ne dit rien,
Il suit simplement son cours,
Il va imperturbablement son chemin.
Il ne plante pas de pommes de terre,
Il ne plante pas de coton,
Et ceux qui les plantent sont vite oubliés,
Et ce sacré bonhomme de fleuve,
Lui, suit tranquillement son cours.
Vous et moi, nous suons et trimons,
Le corps endolori et rompu de fatigue,
Halant les chalands, soulevant les balles,
Et pour un verre de trop tu te retrouves au cachot.
Je suis las et malade d’épuisement,
Fatigué de vivre et j ai peur de mourir,
Et ce sacré vieux bonhomme de fleuve poursuit imperturbablement son chemin.»Chanté en français par Armand Mestral
Adaptation française de Lucien Boyer (1927)
Tout le long, le long du Mississippi
Nous travaillons le jour et la nuit
Sous les yeux sévères de l´homme blanc
Nous faisons un labeur accablantTout le long, le long du Mississippi
Nous travaillons le jour et la nuit
Et il nous faudra toujours travailler
Jusqu´au jour du jugement dernier
Nous traînons, coltinons
De lourds fardeaux sur notre dos
Pauvre noir fais ton devoir
Subis ton sort jusqu´à la mortJe voudrais quitter le Mississippi
M´évader de ce travail maudit
M´endormir sans souci du lendemain
Sur les bords embaumés du JourdainFleuve éternel roulant sous le ciel
Si tu nous disais tout ce que tu sais
Nous en saurions trop,
Tu roules sans dire un mot!Et les pauvres gens, les bons, les méchants
Les arbres, les fleurs, les rires, les pleurs
Tout meurt tour à tour
Mais toi tu roules toujoursVous et moi je sais pourquoi
Nous peinons, nous luttons, nous souffrons
Sans espoir et sans savoir
Si ce labeur cruel nous vaudra le cielMississippi, vieux Mississippi
Toi tu le sais bien
Mais tu n´en dis rien
Sous le firmament, tu roules éternellementScience sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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