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Ol’ Man River ( Mississipi ) ; 1927: Paul Robeson. Armand Mestral

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodaniel46, le 25-03-2014 11:16.
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      Ol’ Man River est une chanson écrite par Oscar Hammerstein II, sur une musique de Jerome Kern, datant de 1927. Elle est le thème de la comédie musicale « Show Boat », qui parle de la triste histoire et de la lutte des travailleurs afro-américains, du point de vue d’un docker noir, en l’imageant par le flot sans fin du Mississippi.

      Paroles originales: Oscar Hammerstein II
      Musique: Jerome Kern (1927)

      Version chantée par Paul Robeson

      Paroles originales

      Here we all work ‘long the Mississippi
      Here we all work, while the white boys play
      Gettin’ no rest from the dawn till the sunset
      Gettin’ no rest till the judgment day

      You don’t look up, you don’t look down
      You don’t dare make the rich boss frown
      Bend your knees and bow your head
      And tote that barge until you’re dead

      Let me go away from the Mississippi
      Let me go away from the rich man boss
      Show me that stream called the River of Jordan
      That’s the old stream that I long to cross

      Old Man River, Old Man River
      He don’t say nothin’, he must know somethin’
      Old Man River, he just keeps rollin’ along

      You know, you know he don’t plant taters
      And we all know the man don’t plant no cotton
      And then, then they plant ’em
      Oh the Lord knows they are soon forgotten
      But Old Man River, he just keeps rollin’ along

      You, you and me, you know sometimes
      We have to we have to sweat, sweat and strain
      Our bodies, our bodies are all achin’
      And wracked with a whole lot of pain

      Tote that barge, lift that bale, you get a little drunk
      And you land in jail

      I get weary and so sick of tryin’
      I’m tired of livin’, and afraid of dyin’
      But Old Man River, he just keeps rollin’ a
      Old Man River, he just keeps rollin’ along

      Traduction française

      « Ici, nous travaillons tous le long du Mississippi,
      Ici, nous travaillons tous tandis que les blancs s’amusent,
      Tirant les bateaux de l’aube au coucher du soleil,
      Sans connaître de repos jusqu’au jour du jugement dernier.
      Ne regarde ni en haut ni en bas,
      Tu ne peux prendre le risque de mécontenter le patron blanc,
      Plie les genoux, courbe la tête,
      Et tire cette corde jusqu’à la mort.
      Laisse-moi partir loin du Mississippi,
      Laisse-moi partir loin du patron blanc,
      Montre-moi ce fleuve qu’on appelle le Jourdain,
      Ce vieux fleuve que je languis de traverser.
      Sacré bonhomme de fleuve, sacré bonhomme de fleuve,
      Il doit bien savoir quelque chose,
      Mais il ne dit rien,
      Il suit simplement son cours,
      Il va imperturbablement son chemin.
      Il ne plante pas de pommes de terre,
      Il ne plante pas de coton,
      Et ceux qui les plantent sont vite oubliés,
      Et ce sacré bonhomme de fleuve,
      Lui, suit tranquillement son cours.
      Vous et moi, nous suons et trimons,
      Le corps endolori et rompu de fatigue,
      Halant les chalands, soulevant les balles,
      Et pour un verre de trop tu te retrouves au cachot.
      Je suis las et malade d’épuisement,
      Fatigué de vivre et j ai peur de mourir,
      Et ce sacré vieux bonhomme de fleuve poursuit imperturbablement son chemin.»

      Chanté en français par Armand Mestral

      Adaptation française de Lucien Boyer (1927)

      Tout le long, le long du Mississippi
      Nous travaillons le jour et la nuit
      Sous les yeux sévères de l´homme blanc
      Nous faisons un labeur accablant

      Tout le long, le long du Mississippi
      Nous travaillons le jour et la nuit
      Et il nous faudra toujours travailler
      Jusqu´au jour du jugement dernier
      Nous traînons, coltinons
      De lourds fardeaux sur notre dos
      Pauvre noir fais ton devoir
      Subis ton sort jusqu´à la mort

      Je voudrais quitter le Mississippi
      M´évader de ce travail maudit
      M´endormir sans souci du lendemain
      Sur les bords embaumés du Jourdain

      Fleuve éternel roulant sous le ciel
      Si tu nous disais tout ce que tu sais
      Nous en saurions trop,
      Tu roules sans dire un mot!

      Et les pauvres gens, les bons, les méchants
      Les arbres, les fleurs, les rires, les pleurs
      Tout meurt tour à tour
      Mais toi tu roules toujours

      Vous et moi je sais pourquoi
      Nous peinons, nous luttons, nous souffrons
      Sans espoir et sans savoir
      Si ce labeur cruel nous vaudra le ciel

      Mississippi, vieux Mississippi
      Toi tu le sais bien
      Mais tu n´en dis rien
      Sous le firmament, tu roules éternellement

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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