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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Oublions tendre amie notre rêve océan,
Contentons-nous du lac perdu dans nos broussailles,
Ajustons nos faux pas avant qu’il soit néant,
Cessons ce jeu mortel qui intrigue nos entrailles.Je mesure l’instant et jauge sa ferveur.
D’une étrange teneur, il est comme impossible.
Quoiqu’il soit une ébauche et qu’il ait la saveur
D’une belle aventure, il demeure indicible.Il n’aura point de nom, étrange passager
Brumeux et nuageux qu’une quête dévore.
Il revient souvent de ruses soulager
Nos cœurs trop fatigués en semant ses spores.Oublions nos années quoiqu’il en soit amer,
Mais le monde est si grand, plus grand que tous nos rêves.
Il y aurait quelque part un cœur comme la mer,
Vaste, bleu et profond, empli d’amour sans trêve.Le mien a sa blessure ouverte, tel fruit mûr.
Seule Leila saura panser sa meurtrissure
D’un sourire blanc, mon dieu que j’en suis sûr !
Alors j’oublierai ma plaie et mon usure.Madame voyez-vous, je traîne un vieil amour
Vivant mort, loin de moi, ses racines ancrées
Dans l’abysse du temps, ce serait pour toujours.
Il faut qu’un amour meure pour qu’un autre se crée.
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