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Sujet
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Un soir, en chemin creux d’un bocage verdi,
J’observais un errant. Il choisissait des pierres
Au hasard de ses pas, les enlaçait de lierres
Et les crochait aux haies de ce parcours tiédi.Lentement j’approchais des ronciers alourdis ;
Sur lianes en portées les granits et calcaires,
En notes musicales, fleuraient belles lumières
D’intimes mélodies que frisson me transit.Homme aux effets de peu, ton art dans sa magie,
Mue les humbles cailloux de nos lignes de vie,
En singuliers joyaux qu’il accorde en un airQui émeut tous nos sens ; et ta brève silhouette
L’a laissé dans la nuit comme un soulier de vair :
C’est le chant de notre âme et tu es un poète.
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