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Poème partagé par isis30 – création poétique en ligne
Pour Georges
Je n’ai pas oublié ce triste soir d’automne.
C’était, je m’en souviens, la veille de Toussaint,
Dehors la nuit tombait, glaciale et monotone,
Nous étions tous présents, sa bande de copains.Et nous, nous étions là, dans ce petit bistrot,
Qui ressemblait un peu à celui de « Laurette »,
Où nous aimions venir, le soir, pour boire un pot,
Allumer le juke-box, griller des cigarettes.Mais ce soir là pourtant, le juke-box s’était tu,
Et ce n’est pas la pluie qui mouillait nos regards,
Car nous pleurions hélas le copain disparu,
Sur l’asphalte mouillé d’une route du Gard.Désormais plus jamais on ne le reverrait,
Notre copain instit, qui aimait sa guitare,
Et qui chantait toujours Brassens dans les soirées,
Quand on faisait la fête, en se couchant trop tard.Et l’on pleurait celui qui venait de partir,
Ainsi que le copain grièvement blessé.
C’était un cauchemar…ils allaient revenir,
Mais nous savions hélas ce qu’il s’était passé.Ce soir-là pour toujours nous avons dit adieu
A l’ami disparu et à notre insouciance.
C’était, diraient certains, la volonté de Dieu,
Mais ce fut pour nous tous une immense souffrance.Je n’ai pas oublié ce triste soir d’automne.
C’était, je m’en souviens, la veille de Toussaint,
Dehors la nuit tombait, glaciale et monotone,
Nous étions tous présents, sa bande de copains.Isis30
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