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Sujet
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Son corps se métisse,
Sa peau se tanne et plisse
Au grès d’affreux supplice ;
Il faut qu’elle grossisse,
Sa silhouette qui hisse !Pour que naisse son fils
L’unique se divise,
Sitôt, subit l’emprise,
Les forces s’amenuisent,
Le souffle, lui s’épuise,
Les matins lâchent leur prise,
Les mèches chutent en frisent !Pour que naisse son fils…
L’échine en « tour de Pise »…
Les os craquants se brisent
Au moindre coup de brise ;
Bossue, les arts méprisent
Celle qu’un gamin déguise !Pour que naisse son fils…
Ses sens jeunes, palissent,
Les yeux, à peine esquissent,
Les oreilles n’ouïssent
Que plaintes qui gémissent
Aux pas tremblants qui glissent !Pour que naisse son fils…
Sa beauté, en coulisses
Ternie par tous les vices
Perd ses beaux complices
Qui ne voient que sévices !Pour que naisse son fils…
Il faut qu’elle subisse
Sa foule de prémices
Et ses futurs caprices,
Même, qu’elle jouisse
Des coups dans l’appendice !Pour que naisse son fils…
Il faut qu’elle tarisse
Le suc des seins, calices,
Tout le lait des génisses,
Goinfre…, qu’elle obéisse !Pour que naisse son fils…
Elle rêve et délire
Ses nuits, sans les dormir ;
Chatouillant son fou-rire,
Pleure au moindre soupir…,
Doute qu’il sache lire !Pour que naisse son fils…
Alors que lui déchire
Sa chair,…L’œil va trahir
Ses larmes et pâlir
Ses traits, faits pour séduire !Pour que naisse son fils…
Au risque de périr
Elle oublie de souffrir,
Ne pensant qu’à offrir
La vie à son Emir !Pour que naisse son fils…
Avant la cicatrice
Du corps, et sans malice,
Elle cède au novice,
L’empire et la complice !Amina
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