-
Sujet
-
Pour une roucoulade
Elle était toujours là, tôt, lors de mon passage,
Lorsque je me rendais, dès qu’il fait ferme jour
Pour arriver à temps au cours d’apprentissage
Où je m’initiais à travailler du Tour.Assise sur le banc, seule, dans l’esplanade
Semant sur le pavé d’un geste mesuré
Une poignée de grains pour une roucoulade
De pigeons voltigeants, ses oiseaux vénérés.Les volatiles urbains reconnaissaient la Dame,
La douce retraitée qui vient tous les matins
D’un pas appesanti avant l’hideux vacarme
Tenant son léger sac de son aimable main.Elle y trouvait plaisir en ces instants magiques.
Un jour elle ne vint pas, les pigeons non plus.
Son banc était désert, le lieu cadavérique
Qu’est elle devenue, jamais je ne l’ai su.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


