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A BIBI DISPARU
Il était une fois un couple d’enfants insouciant du lendemain
Tous deux, Toi et Moi, descendions une rue, main dans la main
C’était une photo retrouvée, un souvenir que nos parents avaient laissé
Nous étions si craquants, que je t’en avais fait un calendrier
Tu étais mon frère aîné, tu étais mon modèle, et je te respectais
Plus tard, pendue à tes lèvres, avec amour et admiration je t’écoutais
Car souvent, lors de nos rencontres, tu me racontais des anecdotes du passé
Tiens, te rappelles-tu, à la veille d’un Noël où nous n’avions que 2 ou 3 ans !
Tu m’avais réveillée pour me faire voir que le Père Noël, n’était autre que nos parents
Tu avais entrouvert la porte du salon et deux têtes l’une sur l’autre étaient superposées
Regardant, yeux écarquillés et émerveillés l’arbre décoré avec les cadeaux déposés
Papa et Maman étaient là s’affairant autour du beau sapin
Tandis que quatre petits yeux les épiaient d’un air coquin
Ce fut notre dernier Noël familial d’enfant gâté car la vie de nous s’était jouée
L’année suivante, on m’éloigna de Toi, chez mes grands-parents je fus envoyée
A mes 16 ans, alors que tu en avais 17, je te retrouvai et fis la connaissance de mon Père
Vous étiez tous les deux si fiers de me présenter à mes deux autres frères
J’avais passé 1 mois de vacances avec vous et en repartant j’étais amère
Beaucoup plus tard, ma sœur et moi-même, étions heureuses de retrouver nos frères
Toi, que j’avais quitté enfant de 3 ans
Nous retrouvions un adulte de 18 ans
Plus tard chacun installé dans nos vies, nous nous sommes construit un foyer
Tu étais heureux, mais en 93, un drame, une maladie a emporté ta femme tant aimée
Quelques années ont passées et le sort de nouveau sur toi s’est encore acharné
En 2000, Grégory, ton enfant bien aimé à son tour te quittait
Une fois de plus, tu étais détruit complètement atterré
Et nous voici aujourd’hui, tous réunis autour de Christophe, ton fils aîné
Car à notre grand regret, nous n’entendrons plus ta voix appeler Titi, Nini et Biquet
Ces surnoms que tu nous avais donnés nous ne les percevrons plus à tout jamais
Malgré nos prières et nos supplications, la maladie a été plus forte que toi et t’a emporté
Durant ta souffrance tu as lutté, mais tu as dû te résoudre car ton heure avait sonnée
La grande Faucheuse abrégeant tes souffrances sur sa lancée, est venue te chercher
En cette matinée du 23/10 /2004, le tic-tac du temps s’est arrêté pour Toi à jamais
Plus de douleurs morales et physiques à supporter, te voilà entré dans la sérénité
Pour nous, laissés ici-bas, nous allons devoir apprendre à vivre sans Toi
Nous éprouvons une grande lassitude et un grand vide qui nous laisse sans voix
Cependant, nous devons nous résoudre à te laisser partir rejoindre les tiens
Quant à nous, frères, sœurs, enfants petits-enfants, nièces, neveux, nous resterons les tiens
Nous disons Adieu à GABY, de la part de Christophe, pour son père
Adieu de la part de nous ses frères et sœurs, ainsi que de nos enfants et petits enfants
Se joignent à nous, tous les amis de l’Essonne, du Val de Marne, du Var et du Midi
Va en paix, car, tout au bout du couloir de lumière t’attendent Claudie et Grégory
Au revoir Mon Bibi, nous ne t’oublierons jamais
Car au travers de nos vies tu as beaucoup compté
Parents et Amis, tous réunis dans la même douleur, à tous tu vas nous manquer
Maintenant, nous devons te laisser partir avec tous nos regrets
Te voilà parti depuis 4 ‘ ans et l’on est toujours aussi malheureux
Adieu, suis la lumière, nous souhaitons qu’avec les tiens tu sois heureux
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