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Sujet
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Paul ,tu vois je souris!
Je souris et je te tends cette main
Irons nous revoir ce vieux clocher?
Tu sais celui de l’église ou l’ange n’attend que toi
Comme la dernière fois…
Tu entendras mon rire Paul sous le porche
Le soleil viendra se mêler à nos jeux
Son rire sera contagieux
Paul un soleil ne pleure jamais
Même pas celui de Belle fontaine
Ni celui de Aubagne
Paul , petit Paul ,la neige n’est pas encore venue
Je crois qu’il a compris sur nous il sera vite fondu
Fondu comme ces sucres d’orge à la menthe
Que nous nous partagions autrefois
Ces galettes de figues et de miel
Les fruits confits et les filaments de sucre collaient nos mains ensemble
Nous ne savions alors que les rires de l’enfance
Aujourd’hui ton rire est plus grave , plus doux ,plus rare
Pour cela plus chère à mes yeux
Paul je te disais toujours
Toujours j’aimerais ce rire qui faisaient des échos dans la campagne
Sur la haute colline tu criais mon prénom
Tu m’avais dit un jour je te l’écrirais dans le sable
Nous avions dix ans ,nous n’avions jamais vu la mer de prés
On la voyait de loin danser le matin sous le soleil
Puis elle devenait un lac , un miroir argenté
Qui nous piquait un peu les yeux
Nous nous étions promis un jour nous irons
Tu m’as murmuré le nom d’une plage
Je l’ai murmuré tellement de fois
Que je me souviens tu vois
Irons nous Paul?
Irons nous cette fois?
Je prends la main que tu me tends
Tu souris?
Paul nous irons
Sais tu une plage ou je pourrais ramasser les coquillages
Puis nous nous envolerons avec des ailes de goélands
Paul l’océan nous attend…
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