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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Moi, « poète », je ,lève le poing vers Orion,
vers la chère muse qui me tient la main,
et j’ouvre les doigts comme un éventail de lin,
pour éventer le génie de son émotion…Elle m’a rejoint, livrant les fleuves végétals,
pour se baigner comme d’impertinentes fleurs,
avec le caïman et les tristes pêcheurs,
dont les filets argentés défiaient la morale…Peut être qu’un jour, je serai son cannibale,
dévorant sa tristesse et ses peurs animales,
pour la laisser se reposer sur une étoile…Ainsi nous comprendrons les racines du mal,
émus par les tintamarres de notre sang
brisant les digues comme dans un jeu d’enfant….
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