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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Vous ne me semblez pas si farouche,
de vous être assoupie sur ma couche
et je goûterais fort cette mouche,
déposée au coin de votre bouche.Gardez donc bijoux et colifichets
cachant votre gracieux décolleté,
et resserrez un peu plus votre corset,
afin que nous puissions bien deviser.Je garderai mes chausses et mon plumet,
mon pourpoint, mes poulaines et mon épée,
pour admirer votre beauté de près,
tout en vous lisant un petit sonnet.Je vous y conte l’amour prisonnier,
condamné par le roi sa Majesté,
à vous courtiser avec chasteté,
par respect pour votre fragilité.Si je peux contempler votre minois
et effleurer votre teint délicat,
je vous offrirai ce beau camélia
pour embellir vos cheveux d’un éclat.
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