-
Sujet
-
Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
L’obsolète pérennité, ou de l’inconstance.
Je ne sais plus comment aborder votre humeur,
Tant je vois votre envie en panne de paraître.
Car je sens un malaise en habit de grand maître
Qui, soudain sans pitié, fait grossir ma tumeur.Au début, tout nouveau qui peut être chômeur
Trouve ici de l’embauche au doux soin de la lettre ;
Et l’appui d’un parrain le guidant pour émettre
Peut l’aider à trouver son premier imprimeur.Mais l’amour initial se fatigue très vite
Délaissant le fervent dont le statut lévite.
Avez-vous, pour ce coup, un début de verdict ?Ah non ! Je m’en doutais ! De nos jours l’heur est court
Et la Cour des loyaux n’a plus aucun addict.
On change sa chemise en jetant ses discours.
Naïf, revois tes vues
Naïf ! Te voilà donc à réprouver l’horreur
D’un injuste abandon qui te laisse sur place
A scruter ton image au reflet de la glace
Qui le soir paraît froid et si peu péroreur.Nul ne peut se complaire en la sotte torpeur
Qui succède au chahut de la foule en terrasse
Encline à charrier, sans besoin de cuirasse,
Les badauds souriants sans tourments et sans peur.Faut-il, lors, redouter de combattre l’orage
Quand personne ne t’aide à braver le naufrage
Qui survient quand la voile a claqué trop au vent.Naïf ! Te voilà donc à revoir ta croyance ;
Nul ne peut se complaire à rentrer au couvent
Quand autrui versatile amène à la méfiance.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
