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Poème partagé par lagaudiere – création poétique en ligne
Si, sans crier gare, tu me bannis de ta vie,
Loin de moi, tu viendras hanter mes nuits,
Les jours seront tristes, sans aucun intérêt,
Mais l’horreur arrivera avec l’obscurité.Dans le noir, je t’imaginerai près de moi,
Mes mains perdues, fouilleront les draps,
Alors, ne trouvant personne, sauf l’absence,
Mon cœur saignera, en toute indécence,Mes yeux éteints, devenus fontaines,
Laisseront s’écouler des larmes de peine.
Que faire d’un amour qui ne veut mourir ?
Tu t’en fous…mais il n’existe rien de pire !Survivrai-je à la violence d’un amour déchu,
Pleurs, tristesse, insomnies, ma vie foutue,
Ma machine arrêtée, bloquée, cœur cassé,
Et ton image assidue hantera mes pensées,Sans toi, mon temps de vie sera arrêté,
J’aurai enlevé ta montre de mon poignet.
Je ne saurais plus si t’aimer ou te haïr,
Continuer à survivre ou bien me détruire !Le cours du fleuve aura emporté tes photos,
Et mon téléphone n’aura plus tes numéros.
Je devrais donc faire une croix sur ce passé,
Mais comment ferai-je pour tout oublier ?J’aurai peur de sortir, peur de te rencontrer
De martyriser encore mon cœur décharné.
Tous nos moments de bonheur partagé,
En quelques paroles, tu auras tout effacé !Je n’aurais été qu’un homme-pansement,
Fidèle fournisseur de tous les médicaments,
Pilules de câlins, pommades de tendresse,
Traitement de choc d’amour-gentillesse,Rien de cela n’avait de valeur à tes yeux,
Et tu ne penseras plus qu’à me dire adieu.
Cet amour-violence me conduira à l’exil
Et mon cœur désoccupé, bien trop fragileAccablé par les tourments du chagrin,
Suivra son destin, seul sur ce chemin.
J’essaierai donc d’aller trouver ailleurs,
D’autres cœurs, d’éphémères bonheurs,Des femmes marcheront sur ma route,
M’aimeront, et souffriront sans doute
De ne pas être aimées véritablement,
Par moi, qui ne serais qu’un amant.Puis, je les abandonnerai sans merci,
Sur un trottoir du boulevard de l’ennui
Comme tu le feras sans doute avec moi,
Balayant le simulacre du Toi et Moi !Tes mots souillant mes convictions,
La période de deuil sera désolation.
Il sera trop tard pour guérir ce mal,
Transformant l’amour en arme létale.La femme-blessée avait pris un amant,
La femme-guérie le jettera cruellement.
J’aurais dû être un androïde à ton service,
N’être là que pour satisfaire tes caprices,Victime de l’indécision et des contradictions
Un jour Oui et l’autre Non, à ta disposition !
Et si je n’atteins pas ce niveau de dévotion,
Alors… tu détruiras toutes mes illusions.Pourtant, tu vis une relation-plaisir avec moi,
Trop bien, lovée dans l’enceinte de mes bras,
Je sens ton souffle comme un alizé chaud,
Guider la visite de mes mains sur ta peau.Le virevoltant parcours de tes baisers sensuels
Emplit notre ciel d’élégantes hirondelles.
Moments sublimes d’un bonheur lumineux,
Je plonge et me noie dans le bleu de tes yeux.Du fond de cet abîme, je ne pourrai revenir,
La bataille est engagée, vaincre ou mourir !
Ton corps bandé tel un arc, lutte vaillamment
Contre moi, l’homme qui se veut ton amant,Tu renvoies sans cesse les attaques déferlantes
De mes assauts, cherchant ta source brulante.
Frôlant les interdits, mes mains te désirent,
Caressent tes rondeurs, friandes de plaisirs,Ma bouche dans ton cou, butine et mordille,
Tu cherches à m’échapper, gémis, te tortilles,
La douce prison de mes bras se ferme sur toi,
Mes caresses sont explicites, je te veux à moi !Puis soudain, tes cuisses enserrent mes reins
Doucement tu m’attires en toi, et me retiens,
Nos corps jubilent d’une merveilleuse passion,
Oubliant les tabous, ensemble nous dansons.Je suis à la merci de tes mains, de tes lèvres,
Pour l’éternité, victime d’incurables fièvres,
Alors, bientôt arrivera l’étape souveraine,
De cette passion qui t’a fait mienne !Contenu utopique de mes rêves démesurés,
Aquarelle d’amour tendue sur un ciel étoilé,
La mémoire de mon cœur grave les images
De ces fruits nés de mon imagination volage.J’ai fait don de ma vie pour que tu m’aimes
A Dieu, au Diable, et surtout à toi-même !
Je glorifie l’amour et deviens troubadour,
Pour t’aimer… Sans retenues, ni détours.Si tu veux bien entendre mon requiem
De mon pauvre royaume tu seras Reine,
Ornée d’un diadème de fleurs des champs
Avec à ton bras le plus heureux des amants !
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