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Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne
REFLUX
D’abord, il y a la plage
Caressée par le vent
Courtisée par les vagues
Un regret permanent
Peut-être idée de large
Et voici maintenant
Que l’appel du ponant
Veut l’abandon du sable
Une lisière sombre
Signe dessus l’estran
Qu’il eut là des flots
Porteurs de coquillages
Et même des bateaux
Perdus dans le sillage
Dessiné sur la lise
Bientôt le manteau blanc
Laisse pointer les roches
Les roches et les galets
Brunes et vertes prairies
Varech, goémon, posidonies
Et se lève la brise
Les vagues à regret
Sont au loin effacées
Puissante odeur iodée
Crustacés bien cachés
Coquilles cohabitées
Les alevins fébriles
Agitent l’onde abandonnée
Là-bas, près des falaises
Cavaliers, chars à voiles
Profitent du domaine
Plus loin sont les glaneurs
Ciel de cimaises et toileLe cycle est avancé et le calme trompeur
Cèle que le retour du flot est à son heure
Il revient de très loin, timide mais puissant
Le char de Poséidon, il va et il reprend
Car c’est là son humeur, quand ce n’est sa fureur
L’écume vient lécher la base des rochers
Les voiles sont parties, elles se sont retirées
Du haut de la falaise, respirant le jusant
Droits sur leurs étriers, je vois les cavaliers
Ecouter l’océan exprimer ses tourmentsParceval
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