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Poème partagé par Anamorphose – création poétique en ligne
Si Baudelaire m’était conté….
Laisse vers toi venir, Ô mon froid compagnon
La chair de ma lyre, l’effroi que nous gagnons
Il te sied bien mon frère, à l’ombre de nos pleurs
Le jardin en Enfer là où sombrent nos fleursPréférons à ce monde aux plus âpres fêlures
L’abandon pour ces ondes aux âcres chevelures
Oui ! souquons les voies d’eau vers d’aquarelles contrées
Sur nos ponts, les oiseaux, aux grandes ailes ployéesEn mélancolie fleuve je t invite au voyage
Où la folie s’abreuve, s’agitent les nuages
J’avilie sur mes rives l’ondine en ce canal
Ma poésie dérive de Spleen et d’IdéalAux volubiles absinthes, en juste élévation
Comme mille choses saintes et qui s’élèvent à Sion
Buvons en creux de femmes les plaisirs qui se rognent
Et chantons l’affreux drame, satires d’une charogneVois tu! vers toi chemine mon Moi en acolyte
Je suis d’émoi Delphine, ma très chère Hippolyte
Laisse vers toi venir, d’amertume condamnés
Mes vers et puis frémir ! Nos deux plumes sont damnées *Je veux m’anéantir en tes gorges profondes….
… Et trouver sur ton sein, la fraîcheur des tombeauxAnamorphose
* Hippolyte et Delphine, les femmes damnées
🪶 Signature de la plumeJe suis un cart?sien d?sabus? : Je pense, donc je suis mais.... je m'en fous
La solitude aspire d?s lors o? nous aspirons ? ?tre solitaires
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