-
Sujet
-
Poème partagé par poetal – création poétique en ligne
Pres(ce)que
Sait-on jamais si l’on a oublié quelque chose
Des correspondances entières rassemblant des milliers de lettres
Des wagons de voyageurs
Les plus belles lettres , les plus va/lues
Correspondant du verbe pondre aux eux d’or
L’un go , c’est elle sûrement
Impro/visé pour faire partir tout le monde
Insixté pour qu’elle reste mais c’est déjà le 7 janvier
Avant de comprendre ce qui arrive
Tendre un petit billet pourvu qu’elle le signe de ses yeux
Abandonner quelques traces d’elle même sous forme de signature
En guise de billet de retour
Avant de se cristalliser en positions
Installe sans cesse temporalité ,retard , ralenti , report
Sur le bord de la feuille comme au bord du quai
Lèvres grande circonférence
Langue distance à garder comme entre le vélo et la voiture ?
Gardez ses distances de langage comme hors propos
Tirer la langue compas qui dessine ses lèvres
Sa dernière présence fragmentaire ,lacunaire
Pense à autre chose ,rêvasse ,ne pas comprendre
Dans mon coeur où ma main daigne encore l’écrire
Que reste -il de moi à regarder , à dire
Va voir , va lire
Celui qui le dit mieux que moi
Voir ce que je n’ai pas pu voir
Je ne suis qu’un soir qui a vu le jour
Mémoire voilée
Pas encore totalement réalisé dans la diversité infinie des êtres
Et avant son actualisation garde toute sa potentialité
La subjectivité et la matérialité se prolongent avant de se dissoudre
Les oreilles qui sifflent comme un train à partir
Correspon/dances à la queue leue leue
Le train s’ébranle
Quai de la brume
Fumée de la locomotive laissée en gage ?
Ou partir en fumée ?🪶 Signature de la plume[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.