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Poème partagé par guepard – création poétique en ligne

Toi! L’inconnueJe t’envoie cette lettre que tu recevras en temps utile.
N’est ce pas palpitant de s’adresser au néant absolu qui plane autour de nous?
N’est ce pas grisant de se savoir soutenu par ce vide souverain qui nous enveloppe?
Voilà une dimension à la hauteur de l’éternité, des échos de l’orage muselé et épuisé par le vide laissé du tonnerre qui s’est défilé.
Le vide qui a suivi ton départ m’a dépouillé de tes sentiments sans effets, de tes partis pris ,de ta présence que tu m’imposais, des rêves et des attentes rebutés dans l’attente de promesses non tenues, sans retenue .
Ce vide ressemble à l’absence d’une mère séparée de son enfant ,d’une femme délaissée par son amant, d’un homme trahi par sa fratrie , d’une vessie soulagée de son trop plein des coupes désemplies.
Il ne ressemble pas à l’ amour connu en d’autres lieux et circonstances .
Avec toi il n’est nullement question de choses qui touchent le bas qui blesse.
Tu es inamovible et omniprésent quand éclate la lumière en gerbes étoilées.
Oui omniprésent quand se concentre toute l’énergie au croisement de deux passions. Lieu de prédilection de toutes les convoitises humaines.
Il n’y a de présence que ta présence.
La caresse d’une mère qui efface un coin d’amertume de son enfant te ressemble.
L’appel à la prière invoque ta présence
La fuite de l’ oiseau de sa cage, quand traversent le désert les cigognes nous captive et nous élève à toi.
Inconnu d’un jour, avec et en nous pour toujours.
Charef
Tiaret le 27/01/1988
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