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Poème partagé par luzdelsol – création poétique en ligne
La cité se réveille
Dans la moiteur des flaques
Le bruit sourd des moteurs
Et des portières qui claquent
C’est la ville
Sous le choc
Des pare choc
Et des poubelles en vracSous le ciel immobile
Une enseigne s’allume
C’est ma ville qui saigne
C’est ma ville qui hurle
Et la Seine sénile
S’écoule
Et la foule m’entraîne
Je suis saoule
Et je traîne ma peineDépitée
Ce matin
Prendre un train
Et quitter mon quartier
Ma cité asphyxiée
Aux tours décapitéesJ’abandonne
Ma quête débile
J’ai la nausée
Tout part en vrille
Dans ma cité
J’ai des maux de tête
Et je vacille
Alouette…
Gentille Alouette…
Ce soir
C’est décidé
Je quitte la ville
D’un pas léger…
Alouette…je te plumerais…Les gens vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. Le Dalai Lama . Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit? Khalil Gibran
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