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Sujet
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Il habite un voyage aussi grand que le monde
Et sa vie toute n’est qu’une pacifique onde,
Un oued oublié aux confins d’un désert
Où coulent tendrement de nostalgiques vers.Troubadour esseulé par les courants de l’âge,
Il regarde passer dans le mort paysage
Le bleu matin moqueur et la douleur du soir
Parcourue d’un écho ânonnant un espoir.Un jour il partira noyer l’âpre veuvage
Vers un pays rêvé pour son ultime ancrage ;
Il trouvera l’amour, comme l’or, l’orpailleur.
Et son cœur s’ouvrira sur un destin meilleur.Il dira tous ses maux à Leila bienheureuse
Qui pansera sa plaie, il la sait guérisseuse.
Ils chanteront la joie d’un air de leurs vingt ans
Et danseront enfin cette valse d’antan.
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