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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Après avoir longtemps parcourus les chemins,
Toi jouant du pipeau, Moi taquinant la flute
Nous avons enchanté sans perdre une minute
Bien des âmes pleurant comme font les gamins.Les Dames au balcon en agitant leurs mains
Laissaient parler leur cœur sans qu’icelui ne lutte
Contre l’émoi soudain, ni cherche la dispute
Aux vagabonds sereins de grands transports humains.Nous n’avons point été détestés Troubadours ;
Même les preux maris s’affichant gais balourds
Disaient des compliments pour nos belles trouvailles.Une fois, sans chiner, nous eûmes pour festin
Des pattes et des cœurs de vieillottes volailles.
Nous étions si beaux coqs pour la Saint Valentin.
Inspiré par ce qui suit de Bruno
Quand la côte apparaît soudain à l’horizon
On ressent comme un trouble au sein de l’équipage
Chacun voulant se tenir prêt pour l’accostage
Vite quitter le bord et revoir sa maison.L’amarrage fini et la coupée lancée,
D’un pas mal assuré, hésitant mais bravache,
On foule en oscillant le dur plancher des vaches
Conservant, du marin, de toujours compenser.Sitôt dans la maison, on s’embrasse, on fait fête,
Heureux, de l’océan on oublie les tempêtes,
On revient à la vie qu’on avait mise en marge.Les voisins, les amis se pressent maintenant.
La ville entière est comme un volcan bouillonnant
Et le cœur du marin bat l’appel du grand large.
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