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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Clarisse attend Jérémie dans un square , nous sommes en Automne.
Clarisse :
– » Te voilà enfin, toujours en retard
Je suis arrivé une demi-heure trop tôt.
Allons sur ce banc nous asseoir ,
Tiens je te donne un petit bécot. »Jérémie:
– » Pardonne moi Clarisse ,
Le vieux Dubois nous a filé une interro surprise,
Les maths et moi on n’est pas trop ami
J’ai filé du lycée que vers midi et demi »Les deux jeunes gens s’assoient sur le banc.
Clarisse
– » Je pensais que tu m’avais oublié
C’est toujours comme ça avec mes amours,
Surtout pour ceux du mois d’août :
En septembre, vous nous effacez. »Jérémie:
– » Clarisse je ne suis pas ce genre de garçon,
Comment veux tu que j’oublie nos vacances,
A tes cotés j’ai gouté aux plaisirs de la romance,
Sur tes lèvres j’ai laissé filer ma raison. »Clarisse :
– » Tu es trop mignon mon jeune amant
Si tu avais oublié notre rendez vous
Tout était chéri fini entre nous ,
Quel triste perte de temps. »Clarisse embrasse Jérémie, tous les deux serrés.
Arrive une vieille dama qui s’approche du banc.La vieille dame :
– » Pardonnez moi jeunes gens
Je vais m’asseoir sur ce banc. »Clarisse :
– » Vous ne voyez pas que nous sommes occupés,
Il y a bien d’autres bancs dans ce jardin public,
Vous êtes sans gênes pour troubler nos baisers,
Laissez nous donc vieille bique ! »Jérémie :
– » Pardonnez lui Madame,
Nous avions rendez vous depuis une semaine,
En rentrant à Paris nous nous étions promis
De nous revoir dans ce jardin prés de la Seine ,
Installez vous donc , rien ne vous l’interdit. »La vieille dame s’installe entre les deux jeunes gens.
Clarisse :
– » Vous ne voyez pas que vous nous dérangez,
Comment vais je embrasser mon tendre Jérémie,
Vous voilà entre nous deux installée ,
Viens allons sur un autre banc chéri. »La vieille dame attrape les mains des deux amoureux.
La vieille dame :
– » Jeune fille pardonnez mes manières étranges
ne quittez pas ce banc même si je vous dérange,
J’ai si peu l’occasion à parlers à des jeunes gens,
Surtout quand ils sont amoureux, si charmants. »Jérémie:
– » Clarisse ne fait donc pas ta furie
laisse cette folie pour nos longues nuits,
Vous êtes bien étrange Madame de troubler
De cette manière nos baisers passionnés. »Clarisse:
– » Pardonne moi mon Jérémie,
Allez Madame dites nous pourquoi
Vous venez nous troubler ce midi,
Je reste calme, je ne bougerai pas. »La vieille dame:
– » En vous voyant si amoureux, en voyant vos baisers
J’ai repensé à ma jeunesse, à mes tendres années.
Vous êtes au Printemps, je suis en Hiver
J’ai voulu un instant cueillir vos belles primevères,
Vous ne voyez pas que les feuilles rouillées
Deviennent sous l’influence magique de vos baisers
Ces petites fleurs bleutées que les amoureux cueillent
Après leurs tendres ébats dans les champs de blé. »Clarisse:
– » Vous êtes bien étrange pour une vieille dame,
Je croyais que l’on était plus sage avec l’âge. »La vieille dame:
– » A regarder vous embrasser , mon cœur s’est réveillé.
Ce n’est pas la sagesse mais la solitude
Qui donne à nos manières de sinistres barbelés,
Cette étrange immobilité que l’on nomme habitude.
Jeune gens écoutez les conseils d’une vieille dame indigne :
Profitez de la vie, chérissez votre amour, soyez bénis
Quand vos corps se touchent, quand vos lèvres se frôlent ,
Rien dans nos vies remplace l’amour , aucunes babioles
Ne remplaceront jamais les baisers des amants. »Clarisse :
– » Pardonnez moi de vous avoir mal jugée Madame ,
Notre jeunesse est aveugle, nous sommes si imprudents
D’offrir ainsi notre amour à tous les passants,
Je vois que votre cœur s’est réveillé sous notre charme. »la vieille dame :
– » Je vous remercie jeune fille
Il est temps pour moi de partir
mais laissez moi vous offrir
Ces quelques billets,
Je vous offre une chambre d’hôtel
Pour vos ébats passionnels ,
Aimez vous bien au chaud,
Amants vous êtes mes petits moineaux. »Clarisse:
– » Profitons de cette aubaine mon tendre Jérémie,
Cupidon et Eros ont pris la forme d’une petite vieille,
J’ai hâte de te serrer dans mes bras , de jouir
Sous tes assauts, de revivre le temps des merveilles,
De toujours contre toi être tienne. »Jérémie:
– » Filons vite Clarisse ,
J’aime cette école buissonnière ,
Ce jardin des délices,
Notre amour , ton corps, nos plaisirs ,
Clarisse ma belle primevère. »
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