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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Rien ne va plus dans le poulailler
Son coq depuis une semaine semble épuisé ;
Hier si beau, si fier, poussant son chant le matin
Erre maintenant l’esprit plein de chagrin.
Pourquoi ce fier et hardi volatile a cet air triste,
Lui qui autrefois semblait si altruiste..Les jolies poules se trémoussent prés de lui,
Rien n’y fait notre coq n’a plus d’appétit.
Les cochons se roulent dans la boue pour le faire rire,
Les oies se dandinent, jacassent aux plaisanteries,
Le vieux chien ne comprend plus son ami ,
Tous les animaux s’étonnent de son aphasie
Déjà les plus folles poulettes parlent de coq au vin,
Voilà pour celui qui était Roi un triste destin.Le renard qui voyait la basse-cour en désarroi
Se prit d’affection pour le triste et épuisé Roi.
Goupil étant un fin gourmet ne goutait pas les mauvais plats,
Les poules inquiètes n’attiraient plus son odorat.
Il alla voir le coq un beau matin :– » Que se passe – t-il majesté
Ne voyez vous pas que tous sont inquiets,
Moi même je n’apprécie pas cette ambiance
Parlez , racontez moi tout, c’est votre chance. »Le coq devant Goupil n’eut pas un tressautement
Ni peur, ni inquiétude devant le chenapan :– » Goupil, si tu veux me sauter au cou
Fait le de suite, je n’ai pas le temps aux jacasseries ,
Ne bouge pas tes moustaches voyou,
Arrête de tourner ainsi, j’en ai assez de tes pitreries. »Le renard reste immobile ;
– » Il faut te réveiller majesté, on parle pour toi
D’un destin funeste , les hommes sont ma foi
Bien rapides pour cuisiner un pauvre coq,
J’écoute ton soliloque. »Le coq sursauta en entendant » cuisiner »
Et se décida de tout raconter :– » Si tu savais combien j’étais innocent ,
Avant tout était simple, j’étais le Roi,
La basse-cour comblait tous mes émois
Et j’en étais si reconnaissant.
Le matin je chantais face au soleil,
Je protégeais mes poules dans leurs sommeils
Mais voilà qu’un malheur m’est arrivé :
Les fermiers m’ont pris avec eux samedi dernier,
Nous avons traversé des champs, un grand océan
Pour arriver dans un grand poulailler ,
Les humains étaient nombreux, tous chantant:
» allez France ! »
Quand arriva sur le gazon des humains effrayants,
Ils faisaient des grimaces, tiraient leurs langues,
Bousculaient tout le monde comme des démons.
Plus le temps passait, plus les fermiers se taisaient,
La fermière si gentille semblait sans vie,
Le fermier lui dit que je devais porter la guigne !
Je crois que je suis bon pour la casserole. »Le renard se leva :
– » Pauvre coq, arrête de faire le guignol ,
J’ai déjà sauvé un coq en mauvaise posture,
les humains sont fous, je connais ces aventures,
J’ai une combine pour sauver tes plumes,
Ecoute moi bien… »+ + +
Le fermier était décidé à tuer le coq
Un aussi grand voyage pour une telle breloque,
Quand il entendit dans le poulailler
Un vacarme pareil au tonnerre.
Sa femme lui dit de venir tout de suite,
Il aperçut le coq se jeter sur un renard,
A coup de bec le voleur prit la fuite,
Le coq vers les fermiers alla se pavaner.
– » Brave coq, dit la fermière, brave petit
Range tes outils , plus de coq au vin,
Tu avais oublié que c’est un bon gardien,
Plus jamais tu parleras de le manger,
Il est si brave notre Roi du poulailler. »Ainsi grace au renard, le coq retrouva son honneur,
Tout redevenait comme avant dans la basse-cour ,
Les poules retrouvaient leurs bonnes odeurs
Si plaisantes à Goupil ,
Mais le renard pendant quelque temps
Evitera la ferme du Coq redevenu ardent.– »
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