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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
Je suis parti très tôt, pas encore mature,
Tu m’as laissé partir d’un baiser,
Idéaliste et rêvant d’aventures,
Je ne t’ai pas souvent appelé.Tu étais souvent morte d’inquiétude,
Mais à chaque fois ressuscitée,
Je n’avais pas poussé mes études,
Je suis vite parti à l’armée.Indulgente et patiente,
Tu as longuement soupiré,
La vie s’est écoulée, lente,
Les années ont passé.Je revenais parfois si vite,
Sans rester assez longtemps,
Tu te montrais tacite,
J’étais volubile et content.Un beau jour, je suis enfin revenu,
La vie ne m’avait guère souri,
Tu as guéri mon âme nue,
J’en étais tout attendri.J’ai continué de dilapider,
Amour, argent et santé,
Vivant la nuit sans te retrouver,
Jusqu’à en être fauché.Tu m’as alors soutenu encore,
Encore et toujours fidèle et aimante,
J’étais un peu moins dehors,
Cette vie-là toujours me hante.Je t’ai blessé et souvent humilié,
Combien d’amour pour moi tu as,
Tu n’as jamais renoncé,
Encore maintenant et jusqu’à ton trépas.J’ai encore fui, loin et pour longtemps,
Donnant très peu de nouvelles,
J’ai refait ma vie autrement,
La vie était encore si belle.Depuis, j’ai enfin vieilli doucement,
Je sais désormais que rien ne remplace,
L’amour d’une mère en tout temps,
Dans mon cœur, tu as toute ta place.A toutes les mères, je veux crier,
Votre amour est inconditionnel,
A tous les fils, je veux hurler,
Ne soyez pas trop cruels.Vous n’avez qu’une seule maman,
Vrai ou remplaçante,
Et leur cœur est si grand,
Tant d’amour me hante.Point besoin de rimes ou de pieds parfaits,
Pour que la vie nous offre sourires et caresses,
Car si les mères ne sont pas de véritables fées,
Elles sont à jamais nos grandes déesses.A toutes les mères pleines d’amour…
🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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