-
Sujet
-
UN JOUR….DANS LE TEMPS ..
Il suffit d’un rien ….et la voix s’affaiblit et quelque chose au fond de la gorge appelle aux larmes .
Quelle raison, quel mot, quelle réflexion avait pu provoquer cet état d’âme soudain ?
Lui, avait perçu un changement dans le timbre de voix…retenu un soupir…. les mots ne sortaient plus : incapable d’expliquer…envie de se retrancher et comprendre .
Quelle blessure était-il parvenu à réveiller ?Comme chaque fois qu’une ombre planait sur son âme, elle se refermait…comme une huître !
« Il suffit d’un rien « ….elle s’était entendue lui répondre ceci, sans pouvoir remettre à ses lèvres un sourire….un refrain !
Ils s’étaient dit « au revoir « . Le ciel semblait s’éclaircir et le soleil, qui avait tardé à se montrer , teinta cet instant d’un soupçon de douceur et de mélancolie .
Elle était rentrée et lui, ne savait pas la peine qui se terrait contre la vitre.
Le temps jadis reprenait ses droits….triste comme un soir de brume, comme si elle avait besoin de se raccrocher à cet « avant » !
Peut-être un point sensible avait-il été atteint !Alors..avec ce petit rien…tout lui parut impossible…inaccesssible…
Elle resta le regard perdu sur le mouvement des branches d’arbres du jardin…
Elle…écorchée vive…elle était là , vide, creuse comme une mauvaise amande !Où donc était son espérance ? être célèbre…le retrouver , lui, son sourire, ses délicates attentions à son égard à elle … l’espérance, l’arbre plein de vigueur que l’hiver n’endort pas …l’espérance idiote, persistante et désarmante !
Elle, qui rêvait de liberté ! sa liberté etait-elle couleur de nuit comme disait Sartre ?
Tout cela parce qu’il avait heurté sa sensibilité…d’un mot…d’une phrase…d’une réflexion –
si banale fut-elle – ! mais elle ne savait pas quel mot, quelle phrase, quelle réflexion …ou encore la tristesse qu’elle avait senti quand il lui avait parlé !Le soleil amorçait sa descente derrière la colline, elle quitta la fenêtre et comme il suffit d’un rien pour avoir cette envie folle d’écrire, elle prit son cahier et se mit à noircir les pages.
Luttes de toujours, meurtrissures, coups de bonheurs…brefs..si brefs ..
Demain, les rides auront raison de son visage…demain , elle comptera les souvenirs…Il suffit d’un rien quelquefois pour que l’horizon s’obscurcisse !
kimann
😆
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.