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Sujet
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Un vieil homme était sur son lit, il était très malade ; parfois il plongeait dans les vapeurs un moment, puis lorsqu’il rouvre les yeux il regarde autour de lui, puis il soupire longuement et une larme perle au coin de son œil, un jour qu’il était évanoui, il vit un homme debout devant son lit, il lui pose la question ‘’qui êtes-vous ?’’, l’autre lui répond ‘’je suis tes biens !’’, il lui pose la question
‘’lorsque je partirais, qu’est-ce qu’il me restera de toi, et qui sera mien ?’’, l’autre lui répond ‘’ le suaire qui te couvrira !’’, la vision disparaît, un instant plus tard il vit un autre homme devant son lit, et il lui pose la question ‘’qui êtes-vous ?’’, l’autre lui répond ‘’je suis tes enfants, ta famille !’’, il lui pose la question ; ‘’mes enfants je vous ai élevé, je vous ai éduqué, j’ai trimé pour vous, lorsque je partirais que me reviendra-t-il de votre part ?, l’autre lui répond d’une voix comme si c’était ses quatre enfants qui lui répondaient ;
‘’père nos épaules serviront à prendre en charge ton cercueil, et nous t’accompagnerons jusqu’à ta dernière demeure !’’, et la vision disparaît, quelques instants plus tard, il vit un homme devant lui ; et il lui pose la question ; ‘’qui êtes-vous ?’’, et l’autre de lui répondre :
‘’quoi tu ne me reconnais pas, je suis tes actes durant ta vie, moi je
t’accompagnerais dans ta tombe, je serais pour toi en quelque sorte un compagnon !’’, le vieillard se réveilla regarda autour de lui, une larme glissait sur sa joue, il la sentit comme si elle creusait un sillon jusqu’à son menton et il lança pour lui-même tout doucement :Le vieux troubadour était sur son lit de mort
Il regardait tout autour de lui
Il se dit : ‘’l’âme va quitter le corps’’
Il se tourna vers son luth dans son étui
Et des larmes jaillirent de ses yeux
C’était des larmes silencieuses
Il murmura : ‘’pardonnez-moi mon Dieu’’
De ne pas avoir eu une âme très pieuse
J’ai été un troubadour qui égayait vos créés
Mais mon Dieu, mon intention c’était de leur faire oublier
La misère de ce monde, l’injustice et les peines
La peur qu’ils avaient des chiens qui aboyaient
Ceux qui faisaient tout pour que de votre voie, ils soient détournés
Je jouais de mon luth, pour que leurs cœurs pleurent et leurs âmes soient saines
J’ai voulu les protéger à ma façon de ceux qui ont la vision malade
Et qui intérieurement étaient dépourvus de clairvoyance spirituelle
Et qui corrompaient les pauvres par des accolades
Et les envoûtaient par toutes sortes de rituelsNaître mourir c’est toute une histoire
Mais vivre dignement est l’essentiel
Regarder derrière soi, se rappeler ce qui est méritoire
Et partir satisfait de ne pas avoir été plurielOh mon luth tu m’as aidé à égayer les gens
Je partirais et je te laisserais en souvenir
On a été amis pour un temps
Je te regardais toujours avec un sourire
De toi j’étais toujours content
Tu ne m’as jamais laissé faillirLa vie est comme un tracé
Chacun court la distance qui lui échoit
Chacun à sa manière, a sassé
Son vécu, sa réussite, sa faiblesse, c’était son choix
On ne peut rectifier notre passé
Ni diminuer de notre chimère, ni de son poidsLa vie est comme une boule de neige
Elle dévale son tracé avec fulgurance
Et chacun de nous happe son flocon et son solfège
Pour nager dans sa folie et chanter son ignoranceVenir et partir tel est notre destin
Et la distance de notre vécu est un champ de fleurs et d’épines
On a profité de chaque festin
Quand vient le départ ; on se résigneLa vie est comme une motte de terre
Qui dans la main, s’effrite entre les doigts
Mon Dieu accepte mes prières
Ne m’éloigne pas de ton pardon et de ta voie.
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