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Sujet
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Elle est là, allongée sur sa froide couche,
Les larmes chaudes roulant jusqu’à sa bouche,
Essayant de fixer le plafond blanchâtre ;
Elle est fatiguée, usée, n’ose plus se battre ;Elle a trop rêvé, tant espéré.
Mais rien n’est venu perturber,
Le vide profond de son corps, de son âme
Triturée, déchirée, en flamme ;Elle revoit son enfance naïve, sa jeunesse
Et son cœur crie sa solitude, sa détresse,
Son ventre se contracte très fort,
Tout son être se crispe, se tord ;Elle en appelle à ses aïeux, à sa mère,
Pour sortir de sa misérable tanière,
Pour s’envoler vers tous les bleus du ciel,
Pour aller goutter à tous les miels ;Mais le plafond reste sa mémoire, son seul théâtre,
Où elle grave et joue ses rêves saumâtres.
Ses amours sans fin et pourtant éphémères,
Ses amitiés rares, sans noms, fades et trop amères ;Ô toi son lit si propre si raide
Qui a senti frémir sa chair blanche et tiède.
Pendant toutes ces nuits d’hiver lugubres et noires
Ou ces tristes jours d’été chauds mais sans espoir.Ô toi, ce silence monotone et lourd
Et toi solitude, amie de tous ses jours,
Vous restez les seuls fidèles échos,
A ses longues prières qu’étouffent de courts sanglots…Amina
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