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Un arbre blanc tapissé de mousse et d’argent,
Lance haut mon regard vers le lointain vertical,
Que seul et doucement mon esprit en rêvant,
Conserve encore le bien et rejette le mal !Pourrais-je de nouveau ramasser les bourgeons,
De cet arbre si proche aux branches infinies
Pour que renaisse un jour l’espoir et la raison
face au grand arbre mort de grandes maladies.Il existe des sources condamnées à l’oubli
Que quelques beaux espoirs font de nouveaux jaillir
Les eaux ainsi lâchées aux pentes de la vie
Ne retrouvent elles pas le lieu où s’endormir ?Elles dorment enfin après avoir frémi
De vallons en cassures et de chutes en repos
Traversant les contrées des rêves infinis
Avec obstination, se souvenant d’en haut.Trouverai-je en mon cœur, la fontaine cachée
Perdue ou mieux voilée par la douce ennemie
Au fond du beau serment que nous nous sommes faits
Le jour d’un bel été , le jour de nos deux vies ?Attirante bien sûr tout en étant perfide
Je connais la sirène aussi douce que froide
Quand les jours de brouillards m’entraînant à la suivre
Elle me pousse à tarir la source intarissable.Son geste est maladroit et me laisse l’espoir :
Dans un élan sacré repousser ses avances !
Que par Dieu et par Toi, ne vienne plus me voir
Ce leurre de malheur dont le goût est si rance.Du sillon dont les flancs désormais libérés
Coulera de cette eau, que nous boirons ensemble
Mon amour tu seras, comme tu l’a toujours été
La femme de ma vie , mon salut et ma flamme.Un arbre blanc tapissé de mousse et d’argent,
Lance haut mon regard vers le lointain vertical,
Que seul et doucement mon esprit en rêvant,
Conserve encore le bien et rejette le mal !Desire
2007
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