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Sujet
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Dans les franges étranges des estrans ignorant nos vies en quarantaine
Dans les roches cyclopées où meurent les marées et nos peines en misaine
Le flot bleu de mes encres traçait ses premiers mots et ses rares clartés
Sur un cahier algué par des ressacs houlés et mes mots emportés.J’ écrivais dans la fièvre des années découvrantes comme une eau en furie
La vie que je savais de ne l’ avoir vécue ni jamais entrevue
Et chaque mot écrit miroitait des envies qui finiront bévues
En gerbes déployées dans les ondes azurées de la marée qui fuit.Quand l’ écoulée tarie des profuses idées enfin me rendait paix
Dans le roc caverneux au secret des marines je déposais mes lignes
Enfin vers l’ océan je tournais mes regards le supposant bien digne
De mes premiers écrits auréolés d’écume mais au sel imparfait.Un jour sur mon cahier une remarque laissée par d’autres mains tracées
Dénonçait le plagiat qu’inconsciemment pourtant je faisais en ce temps
C ‘était le compliment d’ une écriture vive comme une âme poissonnée
Moi j’ avais l’âge alors des espérances fausses et des possibles usant.Dans le vent redoublé par la marée montante et mes espoirs latents
Sous le souffle ondulé des vagues épuisées comme un cœur sans battant
Cet horizon tracé d’ un trait juste affiné par un Hodler mutin
Je me revois en lui cet enfant incertain qui sera écrivain !C’ est ainsi que le temps
Qui toujours prend son temps
Un de ces jours sans fin
Mais comme décidant
Unilatéralement
Que je ne serai RIEN !
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