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Sujet
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Ecrire encore des mots comme on fait rendre gorge
A ceux qui mesquinement et malhonnêtes dégorgent
Plus de contrevérités que c’en est affolant
De lire des idées viles et basses servilement !Il ne faut pas se taire quand la limite humaine
Enfreinte doucement mais pernicieusement
Dépasse le possible et inhumainement,
Il ne faut plus alors vivre sa vie sereine.Il ne sert plus à rien de peser ses pensées
Quand le cœur trop déborde d’injustices rentrées,
Vos arguments même vrais sont de peu de valeurs
Quand votre humanité s’épand sur les malheurs.Vos émotions sont lourdes à la pesée des mots
Et toujours prévaudront devant des vrais sophismes ;
Les raisonnements pointus affûtés comme des faux
Pèsent comme plumes devant votre humanisme.Pourtant nous ne manquons d’envies ni d’envolées !
Mais trop souvent le ton reste contingenté
Et le cri retenu sous raison trop civile
Dénonce le policé qui règne dans nos villes.Serait-ce que l’amour qui pare nos mots ainsi
D’une gangue endormeuse mais chatoyante aussi,
Tuerait toutes nos révoltes , édulcorant nos cris ?
Serait-ce que la force a déserté nos vies ?Car il faudrait crier la fourmi écrasée,
Le supplicié osé, la femme vilipendée,
Le chômeur acculé, le citoyen lésé !
Il convient de crier jusqu’à s’égosiller !Je repars dans mes jours avec mes mots éteints
Que je dépose ici aux abords de vos rives ;
Bien vite ils vont finir dans les mémoires vives
Où s’accumulent les vies qui ne servent à rien !
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