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Poème partagé par claude – création poétique en ligne
» Par là-bas, errantes, des fumées se tordent :
ce sont d’anciens désirs, de vieux péchés qui brûlent »
( » Les Goélands » de Jules Boissière ).Il parait qu’au-dela des monts tous embrumés,
Noircis de fumées et d’étranges pensées;
Il se dit que par là d’où nous viennent les pluies
Qui débordent des cours en noyant nos envies;
Il parait qu’il se dit : des hommes sont en vie.……………………………………………………………..
Dans un pâle matin aux vents hallucinés
Près d’un bois au bancal d’arbres déracinés,
Dans l’exacte lever de la sphère d’Orion
Nous vîmes dans le ciel les pales d’un avion.J’écris ces mots derniers pour ceux qui dans l’après
Cheminant de concert refranchiront l’adret,
Pour dire que meurent des âmes en ces monts
Vertigineusement, s’en revenant d’amont.Si pressant long le pas tout au clair des rivières
Découvrant à leurs yeux de profondes clairières
Verront-ils dans l’une, aux rayons de la lune,
Le bois sans croix des morts aux vies importunes?C’est cet acier du diable aux acérés si sombres
En charge de la mort et la donnant en nombre
Qui frôlant les arbres au premier des rayons
Mit à bas et Noé, Balthazar et leurs noms.La terre broyée, tous les corps sans abris,
Aux esprits essaimant dans les champs assombris
Quand la destinée s’arrogeant tous les droits
De vivre en mortifiant comme le font les rois.Mais viendrez-vous vraiment reparcourant les ans
Honorer les tombeaux de nous tous vos parents?
Lirez-vous sur nos os les rengaines anciennes
Que chantaient nos amours avant que mort ne vienne?………………………………………………………………
Il parait qu’engoncés dans des brumes d’habits,
Déchirés par les temps,comme mélancolie;
Il se dit que de forts jusqu’alors fiers aïeux
Qui rôdent en renards ayant hantés ces lieux;
Il parait qu’il se dit : des hommes sont en vie.
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